Alors que le coefficient de l’arabe est de 5, celui de tamazight au bac n’est que de 2

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épreuves du BAC

ALGERIE (Tamurt) – Le pouvoir algérien ne cesse de mentir aux kabyles afin de tenter d’étouffer en eux toute vivacité et tout engouement pour continuer son combat pour l’indépendance de la Kabylie.

Tout le monde sait que le pouvoir algérien est arabo-islamique et qu’il a une aversion endémique envers l’identité amazighe et surtout envers les kabyles. Après le printemps noir ayant vu des dizaines de kabyles assassinés froidement par des gendarmes, le pouvoir algérien était acculé et sous la contrainte, il avait  décidé d’une constitution de façade de tamazight comme langue nationale.

En revanche, depuis que tamazight a été introduite comme langue nationale, en 2002, dans la constitution algérienne, rien de concret n’a été enregistré sur le terrain et l’arabe continue d’être la seule langue autorisée même dans les tribunaux et quand bien même les concernés sont des berbérophones, ne pouvant s’exprimer dans une autre langue. Puis, depuis la percée spectaculaire du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, qui a pris de court les planificateurs du pouvoir algérien, ce dernier, sous la contrainte également,  a décidé de concéder le statut de langue officielle pour tamazight, mais juste sur les papiers. Dans la réalité du terrain, tamazight continue d’être exclue par le pouvoir algérien. Un exemple pour illustrer cet ostracisme à l’encontre de la langue amazighe, c’est le coefficient accordé à langue des berbères à l’examen du baccalauréat.

En effet, sur les papiers, tamazight est langue nationale et officielle « sur un pied d’égalité » avec l’arabe. Mais il se trouve qu’à l’examen du baccalauréat, le coefficient de la langue d’Aksel (Koceila) est de 2 alors que le coefficient de la langue de Okba Ibn Nafaa est de pas moins de 5. Pis encore, et là, c’est une preuve tranchante que le pouvoir algérien arabo-islamique n’a aucune volonté de redonner à tamazight sa vraie place en Algérie, c’est le fait que l’enseignement de tamazight n’est pas obligatoire mais facultatif. Même au baccalauréat, l’élève a le droit de ne pas se présenter à l’épreuve de tamazight sans qu’il ne soit sanctionné et sa moyenne générale va ainsi être calculée sur la base des autres matières. Ce sont là quelques exemples parmi tant d’autres qui prouvent, si besoin est, que tamazight langue officielle en Algérie n’est que de la poudre aux yeux.

Tahar Khellaf