Le colonialisme arabo-islamique algérien à Larvaa Nat Iraten : un cas d’exemple

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L.N.I. (Tamurt) – En traversant avrid Ufella ( la rue d’en haut), en fait pour les jeunes d’aujourd’hui avrid alemmas (la rue du centre), des souvenirs de la Kabylie en guerre contre les usurpateurs colonialistes français passent en boucle dans ma tête.

Je me rappelle, dés l’apparition d’un soldat, je me cachais derrière ma grand- mère pour me protéger contre cette énergumène, dont je savais qu’il était là pour faire du mal. De plus je ne comprenais pas, pourquoi les soldats étaient dures avec une vielle dame kabyle, auréolé de ses tatouages sur son visage , qui lui donnait une allure d’une „chef“ de tribu, fière et décidée à en découdre verbalement avec ce petit soldat. Il ne lui faisait peur qu’avec son accoutrement militaire et son arme. Les autorités militaires coloniales françaises agissaient d’ une main de fer. Le colonisé devait se soumettre et se résigner.

Aujourd’hui, à part la liberté de se déplacer, j’ ai retrouvé la même atmosphère déroutante. En rentrant à Larvaa Nat Iraten (LNI) par Ikhlidjene (Tawrirt Laala), dans la cour du commissariat de police, on pouvait entendre, à partir de la rue, les policiers parler en arabe. Ils s’ affairaient sans doûte tendancieusement, car ce jour là, un meeting du MAK était programmé à Tawrirt Moqran. Avançant dans mon parcours sur la même rue, pour aller prendre un fourgon qui va à Tizi-Ouzou, une scène d’un colonialisme pur et dur avait attiré mon attention. Un policier contrôlait les papiers d’ un citoyen dans sa voiture.

Un contrôle de routine me disais-je. Aucunement! Le policier s’ exprimait fortement en arabe. Allait-il au meeting du MAK? Le colonialisme algérien araboislamiste comme le colonialisme français était en pleine action. La comparaison était naturelle. Comme jadis, dans ma chère patrie de naissance, à Larvaa Nat Iraten, qui a tenu tête au fameux Maréchal Randon, le kabyle se fait encore une fois agressé par une langue étrangère d’une autorité centrale, qui veut le détruire à jamais.

Le mépris du policier algérien, ce pied-noir arabe,n’a d’egal que le celui du Pied-noir francais de Bab-El-Oued , fervent de l’Algérie de l’OAS . Il reste que le premier a du quitter le pays des Amazighs. Le second doit le suivre maintenant en quitant le pays des Kabyles.

L’indépendance de la Kabylie est le seul moyen de rejeter le colonialisme araboislamique, qui emprisonne la nation Kabyle.

Masin Ammour

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