Communiqué du collectif de militants kabyles pour la défense des droits humains

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Défense des droits des mzabs

COMMUNIQUE (Tamurt) Le collectif de militants kabyles pour la défense des droits humains est né dans des conditions particulière, où la répression des activistes politiques et associatifs prend des proportions dangereuses et  l’atteinte à mainte reprises aux droits fondamentaux des citoyens. Constitué de militants soucieux de l’avenir des droits humains et du respect de la vie humaine en Kabylie et ailleurs.

Le rassemblement pacifique  que nous avons organisé a suscité beaucoup d’intérêt auprès de la société civile, et le seul et unique objectif était de se solidariser avec le peuple mozabite, notamment le Dr Kamel Eddine Fekhar et 160 de ses camardes incarcérés dans les geôles algérienne; à Slimane Bouhafs, citoyen kabyle de confession chrétienne, condamné à 3 ans de prison ferme pour atteinte à la foi musulmane; à Belaid Imad un supporter du MOB, condamné lui aussi à 6 mois de prison ferme pour avoir brandi le drapeau kabyle dans un stade; à des blogueurs jetés en prison pour avoir exprimé leurs opinions et à toutes les victimes des abus  d’un pouvoir qui viole en toute impunité les droits humains.

Des citoyens et des étudiants, notamment des militants du MAK ont été interpellés à la fin du rassemblement par la police, leur seul tort est de participer à un rassemblement de solidarité avec des détenus d’opinion. Le CMKDDH condamne vigoureusement cet acte ignoble. Nous tenons à rappeler que l’Algérie a signé et ratifié tous les textes et déclarations parlant de la protection des droits humains, notamment la déclaration universelle des droits de l’Homme, pourtant affichée en grand format dans chaque commissariat. Pour rappel, dans l’article 20 de la déclaration universelle des droits de l’Homme, que « toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association ».

Le collectif de militants kabyles de défense des droits humains