Conférence de Kader Akerma à Tirourda : “La Kabylie a tout pour se suffire à elle-même”

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ECONOMIE (Tamurt) – K. Akerma a mis l’accent sur la complémentarité de l’élevage et de l’agriculture dans la perspective d’une production bio, pour proposer des produits labellisés, donc vendables, surtout, dira-t-il, que « la Kabylie et la production kabyle en général jouissent d’un préjugé favorable auprès du consommateur, y compris en Europe ».

« Il s’agit d’abord pour le Kabyle de rester fidèle à lui-même pour ne pas perdre cette marque de fabrique, ce label qu’est la qualité kabyle. Une autre condition : la mise sur pied d’un plan de développement exige que la Kabylie soit gérée par les Kabyles. »

Au cours des débats, les citoyens de Tirourda ont signalé les méfaits maintes fois dénoncés de la faune sauvage du parc du Djurdjura, du singe pour être précis.
« Cet animal protégé détruit toutes nos récoltes. Le singe a connu en peu d’années une prolifération inquiétante. A plusieurs reprises nous avons attiré l’attention de l’Etat sur les dégâts de ces pensionnaires du parc du Djurdjura, mais nous avons l’impression que pour les autorités les intérêts du singe magot passent avant ceux des agriculteurs de Tirourda, qui subissent une véritable invasion avec la destruction totale des récoltes, un ravage dans les arbres et les jardins… Ces animaux, qui se déplacent en hordes, s’invitent jusque sur les toits des maisons. Comment parler d’agriculture avec un voisin pareil, ce parc qui n’arrive pas à parquer ses nuisibles pensionnaires ».

La question est posée : le parc du Djurdjura et ses animaux lâchés sur les récoltes sont-ils au-dessus de la loi ?

Kader Akerma a conclu sa conférence en inistant sur le fait qu’aucune politique agricole digne de ce noms ne peut-être menée en Kabylie sous l’égide du pouvoir algérien qui est connu pour anti-kabylisme. « La Kabylie est condamnée à s’auto-gérer, d’où la nécessite d’accéder à un statut de large autonomie ».

Redaction Tamurt