Conférence de Kader DAHDAH à Marseille, Tamurt Taqbaylit, zik, ass-a, azekka

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Kader Dahdah
Kader Dahdah

MARSEILLE (Tamurt) – A l’occasion de la journée internationale de la langue maternelle (célébrée à l’avance),  l’association solidarité France Kabylie SFK a organisé samedi 17 février 2017 à 18h au CMA la Valbarelle une soirée culturelle riche avec une conférence sur  la Kabylie, un récital de poème, une lecture de textes, de la  music avec le groupe SFK et  une choral de AFK13.

Plus de soixante personnes se sont déplacées vers ce rendez vous culturel. Kader DAHDAH le conférencier a passé en revue  les moments les plus importants et les plus déterminants de l’histoire de la Kabylie et de l’Afrique du Nord en remontant dans le temps à  20 mille ans avant JC.

Il a apporté des précisions sur l’origine de langue Amaziɣ/Kabyle en disant: « L’Amazigh est né dans le plateau de l’Erythrée, il est issu du proto afrasien qui s’est  divisées avec les migrations des populations de cette régions  en proto Amazigh, proto sémitique et proto égyptien.

Le conférencier s’est attardé sur les trois Etats kabyles qui sont Awanek n  At Hemmad, (11e-13e siècle), Tagelda n  At Abbas (16e-17e siècle) et tagelda n Kuku 16-18e siècle en décrivant leurs périodes et leurs relations diplomatiques avec les autres états voisins et Européens.

En développant longuement  la crise Berbériste il a dit : « Celui qui  persécute ses frères Kabyles pour se montrer modéré, et pour plaire à l’ennemi  finira lui aussi par être assassiné ou rejeté.  Le meilleur exemple est celui  de Abbane Ramdane, car l’ennemi ne différencie pas entre les Kabyles, il élimine aussi les Kabyles algérianistes ».

Le conférencier a énuméré   toutes les étapes  de la résistance du peuple kabyle face à l’oppression arabe algérienne en citant toutes les luttes depuis  le FFS en 1963 jusqu’a l’URK en 2017.

Concernant l’avenir de la Kabylie, il dira que le militantisme   culturel et indépendantiste  doivent être menés en concomitance et doivent être soutenus  par la population pour  libérer la Kabylie de l‘oppression qu’elle subit.  Le conférencier  a conclut son intervention par ceci : « Même si on est pas pour l’indépendance on doit le soutenir  car il faut demander le maximum  pour avoir le minimum (autonomie) afin de sauver la langue kabyle, menacée de disparition  par la rouleau compresseur de l’arabisation»

La soirée s’est poursuivie par un couscous, une lecture de poèmes, de texte en kabyle et par  la music, jusqu’à 1h du matin.

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