Conférence du linguiste Foudil Cheriguen à Aokas : La langue Tamazight doit être transcrite en caractères latins

11
Foudil Cheriguen

BOUGIE (Tamurt) – S’imposant de plus en plus, dans le domaine culturel, dans la région Est de Bougie, le café littéraire d’Aokas a invité, dans l’après-midi du samedi, le linguiste et enseignant universitaire Foudil Cheriguen qui a animé une conférence-débat sur les langues dans le monde et a procédé à une vente-dédicace de son dernier roman «  un soleil blafard », sorti à la fin de l’année écoulée.   

Le conférencier dira qu’il y a plus de 5300 langues de par le monde et le nombre était plus élevé auparavant mais avec le système d’uniformisation, le nombre s’est réduit. Toutefois malgré cela, rien n’empêche qu’un petit état comme la suisse possède quatre langues officielles dont l’une n’est parlée que par un nombre d’habitants égal à celui de la commune d’Aokas où se déroule la conférence. Il dira aussi qu’il y a près de 700 langues aux indes.

Il dissertera autour de la disparition des langues qui intervient dès lors qu’une langue voit ses mots grammaticaux changer au même rythme que le vocabulaire lequel change tous les quinze ans approximativement.  Il citera le cas de Tamazight qui s’est transformé en plusieurs langues au même titre que le latin. Pour illustrer ses propos, il dira que si Massinissa ou Jugurtha venaient à ressusciter, ils ne comprendraient pas la langue utilisée aujourd’hui. Toutefois une langue reste vivante tant qu’elle et parlée par un nombre important de personnes comme c’est le cas des langues issues de Tamazight.

Durant les débats, l’assistance a demandé l’avis du conférencier sur la langue Tamazight en général et la langue kabyle en particulier quant à leur préservation notamment la transcription de Tamazight depuis sa constitutionnalisation en Algérie. La transcription doit se faire, selon l’orateur, par rapport à la production en la matière et il semblerait, selon lui, que le latin prédomine.

Amaynut