Conséquence de la crise que vit l’Algérie : Les prix des journaux et magazines français ont doublé

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ALGÉRIE  (Tamurt) – Les conséquences de la crise financière que vit l’Algérie depuis la baisse du prix du pétrole, en juillet 2014, ne cesse de s’élargir. En effet, ce ne sont pas seulement les produits de première nécessité, le carburant, les taxes, etc. qui sont concernées par les hausses. La presse aussi.

Après que le prix des principaux journaux algériens (Liberté, El Watan, Le soir d’Algérie et Le quotidien d’Oran) soient passé du simple au double (de dix à vingt dinars), c’est autour de la presse étrangère de subir le même sort. Désormais, les lecteurs des journaux et magazines français seront,, peut-être, contraints de renoncer à acheter ces publications compte tenu de leurs prix, désormais, onéreux, voire hors de portée. Ainsi, le magazine Paris Match, qui se vendait, il y a quelques mois, à seulement 170 DA est désormais proposé à pas moins de 360 DA. Comme on peut le constater, le prix de cet important magazine, très lu, a presque triplé en si peu de temps. Cette hausse vertigineuse des prix des journaux français a aussi touché le magazine « Le point » qui se vend désormais à… 450 DA (presqu’une journée de salaire d’un smicard), Jeune Afrique à 250 DA, France Dimanche 270 DA, Détective à 260 DA, Le monde diplomatique à 250 DA, Top Santé 430 DA, Psycho à 500 DA, Le Journal du dimanche à 170 DA et Sciences et Vie à 520 DA.

On imagine mal quel sera l’avenir de la presse française en Algérie avec cette hausse des prix surtout que, déjà bien avant, elle était très mal distribuée et censurée quand elle comprenait des sujets compromettants sur le pouvoir algérien. Alors qu’il y a quelques années, la presse française était très lue, particulièrement en Kabylie, actuellement, elle n’est disponible que chez un seul buraliste, à savoir la librairie Cheikh. En plus, les journaux et magazines français n’arrive pas régulièrement.

Lyès Medrati