Conséquences de la chute du prix du pétrole : Les algériens risquent de se retrouver sans salaires

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pauverté créée par le pértrole

ALGÉRIE (Tamurt) – La crise financière, qui secoue l’Algérie après la chute subite du prix du pétrole, ne cesse de s’exacerber. Au moment où la loi de finances 2017 prévoit des hausses des prix dans tous les domaines, qui finiront sans doute par affecter sérieusement le pouvoir d’achat déjà fragile des citoyens des couches moyennes, une éventualité des plus plausibles est de plus en plus évoquée ces jours-ci dans le pays qui n’a d’autres ressources que le pétrole.

En effet, les fonctionnaires algériens risquent de se retrouver du jour au lendemain sans salaires car l’Etat algérien, via le Trésor public, pourrait se retrouver dans l’incapacité de verser les paies des travailleurs à cause des caisses qui ne cessent de se vider. Ce n’est nullement un politicien alarmiste, qui se réclamerait de l’opposition, qui évoque cette hypothèse plausible. C’est le directeur de cabinet du Président de la République, Ahmed Ouyahia qui est également secrétaire général du Rassemblement national démocratique, un parti politique créé par l’ex-DRS au milieu des années quatre-vingt-dix, en pleine guerre civile.

Le même responsable a indiqué que l’Etat algérien risque l’effondrement dans la mesure où le gouvernement poursuivrait sa politique sociale de dépense excessive. C’est le même Ouyahia qui a précisé que le Trésor public algérien pourrait se retrouver en incapacité de payer les salaires des travailleurs. Drôle de revirement de la part d’Ahmed Ouyahia qui a toujours eu une attitude hostile, à la limite de l’animosité, envers tous les analystes qui osaient dénoncer l’absence de perspicacité de la part de l’Etat algérien quant à la gestion économique du pays, exclusivement basée sur la rente pétrolière.

Lyès Medrati