Conséquences de la chute du prix du pétrole : L’Algérie replonge dans la crise des années 80

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ALGÉRIE (Tamurt) – Depuis 2016 et plus particulièrement depuis le 1er janvier 2017, les citoyens algériens font face à des difficultés financières qui ressemblent, à tous points de vue, à la crise économique vécue durant les années quatre-vingt. Une période marquée par de fortes pénuries et une hausse des prix de tous les produits alimentaires.

Si actuellement, on ne peut pas parler de pénurie sur le marché algérien puisque tout se vend désormais, il n’en demeure pas moins que les prix de l’ensemble des produits alimentaires, y compris ceux de première nécessité, ont connu une hausse vertigineuse, voire plusieurs hausses successives. C’est le cas du prix de l’essence qui a été d’abord augmentée le 1er janvier 2016 avant de subir une deuxième hausse le 1er janvier 2017. Ces jours-ci, la presse évoque de plus en plus en plus la crise de la banane, devenue inabordable car son prix dépasse les huit cent dinars le kilogramme. D’ailleurs, ce fruit commence même à disparaître des étals. Car les prix proposés rebutent systématiquement les acheteurs potentiels. Par ailleurs, le légume le plus consommés par les algériens, qualifié même de repas des pauvres, la pomme de terre, se vend actuellement à 80 DA, sans que le gouvernement ne puisse rien faire pour faire revenir le prix à la fourchette normale.

Le gouvernement se limite à dénoncer les supposés spéculateurs qui seraient derrière cette hausse des prix. Or, tout le monde sait qu’elle est liée directement à la crise induite par la chute du prix du pétrole. Le prix de l’haricot blanc, également consommé par les couches moyennes et celles défavorisées, a enregistré une augmentation faramineuse et ne se vend plus à moins de 350 DA ! Ce ne sont là que quelques exemples parmi des centaines d’autres, sans compter la hausse des prix des assurances automobiles, les vignettes auto, les factures d’électricité, les cotisations à la sécurité sociale, les impôts, les prix des journaux, etc. La seule chose qui n’a pas augmenté en Algérie depuis le début de la crise fin 2015, ce sont les salaires des travailleurs.

Tahar Khellaf