La course à la présidence du FFS a commencé entre Laskri et Cherifi

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Mohand Amokrane Cherifi

ALGERIE (Tamurt) – La course à la présidence du Front des Forces Socialistes a commencé au sein de cette formation chère à feu Ait Ahmed. Dès lors que ce dernier est décédé, l’instance présidentielle, créée pour éviter son remplacement alors qu’il était vivant, n’a plus sa raison d’être. 

Alors, profitant de la célébration du 53e anniversaire de la fondation du parti, les deux postulants à la présidence multiplient les sorties tout en chargeant, chacun de son côté, les autres membres du secrétariat national et parlementaires à en faire de même.

Ali Laskri et Mohand Amokrane Cherifi, tous deux membres de l’instance présidentielle, sont les plus disposés à remplacer Ait Ahmed. Des conférences-débats sont animées à Timezrit, Taskriout, Bougie en attendant le grand meeting prévu à Tizi-Ouzou pour le samedi 1er octobre.

Si Ali Laskri, ex-premier secrétaire et actuel membre de l’instance présidentielle, a choisi de se rendre à Timezrit pour animer une conférence –débat, Mohand Amokrane Cherifi a préféré Bougie-ville pour le faire. Il était entouré de sa collègue de l’instance présidentielle, Souad Ichalamen, et des députés  Bouiche et Chabati qui semblent le soutenir. Contrairement à son rival, Ali Laskri, qui est plutôt proche du pouvoir, Cherifi a fustigé ce dernier lors de la conférence qu’il a animé à Bougie.

Il dira que seules des institutions légitimes, démocratiquement élues par les citoyens, peuvent proposer des solutions politiques salutaires. D’ailleurs, rajoutera-t-il, les décideurs le savent mais ne semblent pas disposés à engager sérieusement les réformes politiques permettant à la population de choisir démocratiquement ses institutions, ses dirigeants et son programme.  Le statu quo est voulu, a-t-il souligné en disant que celui-ci  maintient les équilibres internes du système et arrange ses principaux partenaires occidentaux qui lui apportent leur soutien.

Outre la présidence du parti, il y a aussi les législatives qui approchent à pas de géant. Cette joute intéresse au plus haut point le FFS. La majorité des actuels députés veut se représenter alors que d’autres responsables à tous les niveaux aspirent également au titre de député pour percevoir ce fameux salaire de près de 40 millions de centimes par mois.

Amaynut