Couscous à L’UNESCO: Lettre de Hélène E. Hagan à Audrey Azoulay

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Hélène E. Hagan
Hélène E. Hagan

COUSCOUS (Tamurt) – Nous publions la lettre de l’anthropologue Hélène E. Hagan qu’elle a publiée comme commentaire sur notre journal. Le commentaire est maintenant édité et renvoie vers cette publication. La voici dans son intégralité. Bonne lecture!

Chère Madame la Directrice d’UNESCO,

Je viens d’apprendre par un article publié par l’agence de presse France 24 que vous envisagez l’inscription au patrimoine mondial du Couscous comme étant un plat « Maghrébin » plutôt que Tunisien, Algérien ou Marocain. Faire cela serait une erreur historique de taille, et un affront à la population Amazighe d’Afrique du Nord.

Toutes les données archéologiques à ce sujet révèlent que la préparation du couscous en Afrique du Nord précède l’arrivée et installation des Arabes dans cette région: le couscous était un aliment de base de la population Amazighe établie pendant des millénaires dans la région allant de la Libye à l’Océan Atlantique et couvrant la Tunisie, l’Algérie et le Maroc. La notion de « Maghreb » que l’organisation d’UNESCO a l’intention d’utiliser pour désigner ce plat Amazigh, (selon l’article de France 24) est de provenance Arabe. C’est un mot Arabe qui a été plaqué sur la région, signifiant « pays du coucher du soleil » par rapport à une orientation Arabe du Moyen Orient. L’Afrique du Nord n’est le « Maghreb » que pour ces Arabes, et non pour les populations autochtones Amazighes. Donc, le couscous qui a existé dans cette région que les autochtones appellent « Tamazgha » ne peut etre qualifié de « Maghrébin » que par ignorance et mauvaise foi. Je vous prie de ne pas donner suite à une telle idée malencontreuse et vous remercie de ne pas mystifier l’histoire une fois de plus en ce qui concerne le patrimoine et la culture Amazighes d’Afrique du Nord.

Avec mes remerciements les plus respectueux,

Hélène E. Hagan
Anthropologue Directrice de l’Institut Tazzla pour la Diversité Culturelle

La Rédaction
https://tamurt.info/

12 COMMENTAIRES

  1. C’est une véritable spoliation opérée sur le patrimoine matériel et immatériel amazighs par les arabes avec la complicité des « élites » françaises. Souvent à l’institut du monde arabe à paris sont exposés des bijoux, des tapis et de façon générale tout un arsenal artisanal amazigh qu’on désigne sous le label arabe. Cette culture arabe qu’on se targue de désigner comme une « grande civilisation » n’a t’elle donc rien produit d’intéressant dans son histoire pourqu’on vienne aujourd’hui piller le patrimoine culturel d’une civilisation méditerranéenne qui n’a rien à voir avec l’arabie.

  2. il faut bien préciser que son vrai nom en bérbére c est SÉCSSOU se sont les francais qui l a apeller couscous apres les arabes aussi l ont appeller couscous en arabe

  3. Et ,svp, n’oubliez pas l’appellation d’origine qui est  » Seksu » , et non pas Couscous, qui est un terme plutôt français.

  4. Encore une fois, c’est encore pas un (e) Amazigh qui a tiré l’alarme.
    Mais ou sont donc ces Amazighs?

  5. Azul,

    Les envahisseurs n’ont rien inventé dans ce monde à part;
    – le pillage, la spoliation.
    – le massacre des populations.
    – le terrorisme.
    – le chaos.
    et tout cela au nom du dieu arabe.

    Nous avons l’habitude avec eux.
    Tadukli pour une Kabylie Kabyle.

  6. Enfin, une voix du GRAND SAVOIR qui se lève pour demander de rendre à Yougourthen ce qui appartient à MASSNSEN. Une voix d’une grande personnalité qui est entrain de défaire une falsification de l’histoire organisé par la France et le Moyen orient.
    Avec tous nos remerciements Madame Hélène E. Hagan.

  7. Je suis désolé, mais Hnele e est une amie de longue date et elle est plus proche des kabyles que beaucoup de kabyles ne le sont.
    Keep up the good work Helene and we love you for the work you do

    Fatah du group Tamazgha

  8. Le couscous ne peut être arabe, pour la simple raison que ce vocable désigne, chez les locuteurs arabes du Moyen-Orient (Irak, Syrie et pays du Golf), autre chose qu’un plat national amazigh. En effet, ce mot désigne bel et bien une partie du corps humain féminin, que par pudeur je n’oserais mentionné ici, pour ne pas choquer les âmes sensibles.

  9. Sekssou soit oui on a toujours dit cette appellation ou « Ta’amm », mais quelque chose m’intrigue tout de même sur son origine…Il viendrait en fait du Soudan le couscous a des origines dans cette contrée du sud du Nil de l’Égypte antique , il y a des milliers d’années de cela, une semoule appréciée par les Nubiens, je pense qu’il a eu des fouilles archéologiques en ce sens (voit sources ) , et peut-être probablement importé par des caravaniers sahariens en Afrique du Nord.

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