Création de l’Académie de Tamazight et fin de mission pour le HCA

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Academie tamazight
Academie tamazight

ALGERIE (Tamurt) – Avec l’annonce de la création prochaine de l’Académie pour la promotion de la langue tamazight, c’est la fin de mission du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) dont le bilan d’activité, depuis sa création en 1995, est des plus catastrophiques.

Le Haut Commissariat à l’Amazighité, né en 1995 après l’année de la grève du cartable observée en Kabylie en 1994/1995 est devenu, au fil du temps, une institution budgétivore qui consomme des milliards de centimes et qui ne produit, en revanche, rien. Le HCA campe en réalité le rôle banal d’une association culturelle puisque sa mission se limite à organiser des activités culturelles souvent folkloriques.

De grosses sommes d’argent sont dépensées régulièrement par le HCA, non pas pour faire des recherches dans le domaine amazigh, mais pour payer les billets d’avion et des prises en charge dans de grands hôtels de luxe pour les dizaines de personnes qui voyagent avec les responsables de cette institution, comme des faire-valoir, pour amuser la galerie.
Depuis sa création, le HCA n’a même pas produit un support académique sérieux qui peut servir dans les départements de langue et culture amazighes ou même dans les écoles primaires ou celles du secondaire. D’ailleurs, même le profil des personnes imposées comme secrétaires généraux à la tête de cette institution n’ont aucun rapport avec la langue et culture amazighe. L’ex-secrétaire général du HCA était le directeur de wilaya de Tizi-Ouzou de la réglementation et des moyens généraux (Drag), chargée entre autres, d’interdire à l’époque les marches et les manifestations dédiées à l’Amazighité. L’actuel secrétaire général du HCA était, il y a quelques années, un agent de bureau au niveau de la direction de la Jeunesse et des Sports de la wilaya de Tizi-Ouzou, récupéré par Khalida Toumi du temps où cette dernière était ministre de la Culture.

Les quelques compétences qui travaillent au sein du HCA sont marginalisées et complètement isolées, pour ne pas faire de l’ombre aux chefs suprêmes. Avec la création de l’Académie, le HCA n’a plus aucune raison d’être. Sa dissolution ne sera regrettée que par ceux qui ont toujours têté au sein de cette institution, dont l’Histoire retiendra qu’elle a été le fruit d’un acte de haute trahison du combat identitaire, perpétré par le MCB-Coordination nationale, un certain 22 avril 1995.

Tahar Khellaf