Crise à l’APN : le FLN bloque l’Algérie

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APN

ALGERIE (Tamurt) – La responsabilité de l’ex-parti unique, le Front de Libération Nationale (FLN), est entièrement engagée dans la situation catastrophique et inédite dans laquelle est empêtrée actuellement l’Assemblée populaire nationale (APN). Le gel de l’APN depuis quinze jours est la conséquence d’un conflit interne entre deux parties issues, toutes les deux, du FLN.

Il y a, d’un côté, Said Bouhadja, le président de l’APN, issu de l’ex-parti unique et tous ses partisans, également membres du FLN. D’un autre côté, on retrouve les détracteurs et opposants de Said Bouhadja, qui sont principalement et majoritairement des membres du même FLN. A commencer par les centaines de députés qui ont été élus lors des dernières élections législatives sur les listes du FLN. Ainsi, ce parti, qui a détourné la Révolution de libération nationale dès 1962, après la libération du pays par des hommes et des héros, continue de faire du mal à l’Algérie et aux algériens, en bloquant, cette fois-ci, l’une des institutions les plus importantes, sinon la plus importante du pays, l’APN. Un bras de fer qui n’a aucun rapport avec les intérêts du peuple et du pays mais qui a trait à de bas et mesquins intérêts personnels et de carrières au profit d’une poignée d’individus.

Alors que de l’avis de tous, l’Algérie est un pays qui recèle énormément de potentialités naturelles, entre autres, pouvant faire du pays un véritable paradis sur terre, le FLN qui gouverne depuis 1962 ne cesse de pulvériser l’Algérie, aussi bien économiquement, que socialement, sécuritairement et politiquement. Ce qui se passe à l’APN reflète de quelle manière le FLN a géré et continue de gérer le pays. Le président de l’APN, Said Bouhadja, indésirable aujourd’hui par les députés et les dirigeants du FLN, avait été présenté au lendemain des dernières élections législatives comme étant le député du FLN qui possède le meilleur profil pour prendre les rênes de l’APN.

Un peu plus d’une année plus tard, Said Bouhadja est devenu l’ennemi numéro 1 à abattre par l’ensemble du même FLN, qui n’a pas cessé de l’encenser au départ. Ainsi, le FLN continue non seulement de mal gérer l’Algérie, mais il pousse les choses jusqu’à bloquer carrément cette dernière en faisant de l’APN une véritable « chambre froide ».

Tarik Haddouche