Crise à l’APN / Les députés du FFS et du RCD en spectateurs

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ALGERIE (Tamurt) – N’ayant pas le courage de démissionner pour ne pas perdre leurs privilèges, dont les fameux 40 millions de centimes mensuels, les députés des partis FFS et RCD assistent, en véritables spectateurs, à ce grand cinéma qui se déroulent sous leurs yeux. Ils ne démissionnent pas. Ils dénoncent certes timidement. Mais en restant à l’APN, ils se rendent complice à 100 % du déroulement de ce cirque inédit dans les annales de la politique.

Les députés des deux partis du FFS et RCD auraient, sans doute, gagné en légitimité et marqué l’Histoire s’ils avaient eu l’audace de remettre leurs démissions pour ne pas cautionner, par leur passivité, cette guerre de clans par députés interposées. Certes, les députés du FFS et du RCD, même réunis, ne représentent pas grand-chose devant les 360 députés du FLN et du RND, qui mènent le bal actuellement, mais politiquement, une démission, en ce temps bien précis, aurait constitué un événement important au milieu de cette omerta générale et de ce silence « assourdissant » de toute force d’opposition alors que l’Assemblée populaire nationale est totalement bloquée et paralysée depuis près d’une semaines.

Les députés du FFS et du RCD qui se complaisent dans leur silence mais aussi à occuper leurs sièges à l’APN infestés d’illégitimité, au lieu de remettre le tablier, tiennent plutôt leur ventre devant une éventuelle dissolution de l’APN qui mettrait subitement un terme à leur mandat : donc à leurs rêves d’enrichissement rapide et sans efforts ni risques.

Dans n’importe quel pays qui se respecte, devant une telle situation qui prévaut à l’APN depuis quinze jours, il y aurait eu, au moins, quelques dizaines de députés qui auraient remis leurs mandats. En Algérie, au lieu de cela, tous les députés se taisent dans l’espoir de rester dans ce nuage d’illusions nommé APN. Quarante millions de centimes par mois, les passeports diplomatiques et une infinité d’autres avantages valent mieux que les principes. C’est le message qu’ils transmettent au peuple algérien.

Tahar Khellaf