Crise aiguë au FFS : Congrès extraordinaire le 20 avril

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Conseil national du FFS à Alger, le 9 mars 2018
Conseil national du FFS à Alger, le 9 mars 2018

ALGER (Tamurt) – Au moment de la rédaction de cet article, les membres du conseil national du parti cher à feu Hocine Ait Ahmed se tirent des balles dans les pattes car ils sont en plein session extraordinaire de leur conseil pour décider de l’organisation d’un congrès ordinaire ou extraordinaire suite à la démission d’Ali Laskri, réduisant le nombre des membres de l’instance présidentielle à trois, synonyme de sa dissolution.

Rien ne va plus au FFS, en ce moment à Alger. Le sage parmi les sages Mohand Amokrane Cherifi, pressenti pour prendre les rênes du parti, a été traité de tous les noms d’oiseaux par les militants d’Alger centre, au moment où il achevait la lecture de la déclaration du secrétariat du parti,  qui lui reprochent de travailler à la solde du pouvoir, lui qui a eu à exercer les fonctions de ministre à une certaine époque. Avant de rentrer dans la salle de réunion, il avait eu une altercation avec son collègue au présidium, Ali Laskri. Le FFS travers une période très difficile au point où même Yugurthen Ait Ahmed, le fils du leader décédé, a envoyé un communiqué dans lequel il s’est prononcé pour un congrès ordinaire comme le souhaite le pouvoir qui veut introniser son ancien ministre du commerce à la tête du parti. A la fin , Ali Laskri a fait une proposition qui a été votée à la majorité absolue. Il y aura un congrès extraordinaire le 20 avril.

Ce qui est sur, c’est que le FFS n’est plus ce qu’il était à ses débuts. On est entrain de le normaliser au même titre d’ailleurs que son frère ennemi le RCD qui sont rentrés dans les rangs et sont à considérer comme les autres formations politiques algériennes. Désormais le projet de feu Chadli Bendjedid peut être considéré comme réalisé. Il avait prévu dans un article de la constitution révisée en 1989 l’ouverture démocratique par la création d’associations à caractère politique sous la bannière du FLN. Et c’est ce que nous constatons aujourd’hui.

Amaynut pour Tamurt