Dans l’optique d’isoler davantage la Kabylie : Alger refuse à la France de rouvrir le centre culturel Français de Tizi-Ouzou

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CULTURE (Tamurt) – L’Institut français, ex- Centre culturel français, (CCF) de Tizi-Ouzou, fermé depuis 1990 pour des raisons sécuritaires, n’ouvrira plus ses portes. La décision a été prise cette semaine par le pouvoir central d’Alger, selon des sources sûres.

L’ambassade de France à Alger a reçu en milieu de semaine un courrier officiel leur annonçant cette décision qui n’est ni plus ni moins un refus définitif. Le motif évoqué serait un problème concernant la propriété du terrain. La véritable raison de ce refus inexpliqué des autorités algériennes est tout simplement d’isoler la Kabylie un peu plus de tout contact culturel étranger, notamment avec les pays développés. Comment expliquer sinon que des villes comme Tlemcen, Oran, Alger, Annaba et Constantine aient eu l’autorisation d’ouverture d’Instituts français, mais jamais en Kabylie ?

En parallèle, le pouvoir encourage la construction de mosquées dans les hameaux les plus reculés de la Kabylie. Des organisations occultes réalisent avec des milliards d’immenses espaces cultuels islamiques dans des villages qui sont dépourvus de toutes infrastructures de base, comme les écoles ou des centres de santé.

Les services secrets manipulent une poignée de villageois qui disent soit disant collecter des fonds pour la construction d’une école alors qu’en réalité ces fonds serviront pour des projets de construction de mosquées.

En quelques semaines, les comptes bancaires des demandeurs qui se présentent en général au nom d’un comité de village ou d’une association à caractère religieux sont gonflés de milliards !

Malheureusement les bénéficiaires de ces comptes sont plus des intégristes que de véritables pratiquants. La France devrait réagir à cette interdiction injuste qui prive les Kabyles de contact avec les principes universels que véhicule la culture française.

Youva Ifrawen