Dans un communiqué transmis à notre rédaction – Le MAK dénonce des résultats sur commande

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Par ailleurs, le communiqué du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), indique que « des irrégularités de tout genre sont enregistrées, du bourrage des urnes, ainsi que la participation des dizaines de milliers de militaires et des éléments des corps constitués importés d’ailleurs ».

Le même communiqué dénonce « la manipulation politico-médiatique et la diabolisation du MAK par le pouvoir qui a déployé son génie pour normaliser la Kabylie », peut-on lire encore dans le document.

D’une autre part, le président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib, affirme que « les chiffres annoncés par l’administration coloniale du régime raciste d’Alger s’inscrivent en porte à faux avec la réalité du terrain caractérisée par un désintérêt total », avant de rajouter que « la fraude à grande échelle ne va pas altérer le combat du peuple Kabyle à aller jusqu’au bout de son combat et ce quel que soit le chiffre qui sera déclaré à la fin de ce carnaval électoral. Il ne reflétera en rien la réalité qui accentue le divorce entre le pouvoir et la Kabylie », ajoute-il encore.

La Kabylie ne pourra pas être normalisée :

La communiqué du MAK a rendu hommage aux populations de Haïzer et d’Aghvalu (Tuβirett) qui « ont donné l’exemple d’une maturité en boudant ces élections infâmes. C’est la réponse qu’il fallait donner à un faux scrutin », précise le communiqué.
Le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), « conteste d’emblée les résultats annoncés par le pouvoir ». Il rajoute que « la Kabylie est décidée à s’émanciper de toute tutelle néocoloniale », « ni la tricherie, ni la tromperie, ni la duperie, ni la fraude ne pourront normaliser la Kabylie » ajoute, le communiqué.

Notons qu’un appel fraternel a été lancé par le MAK « en direction des partis d’obédience Kabyle et qui crient au scandale avant même l’entame de l’opération électorale pour réparer leur tort et ce en se retirant de cette mascarade électorale pour ne plus servir de caution démocratique à un régime raciste et totalitaire ».

Aziz Ait-Amirouche