D’autres marches à Tizi-ville, Ouaguenoun et Tizi Ghennif : La Révolution des lycées kabyles pour tamazight continue

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TIZI OUZOU (Tamurt) – Les actions de protestation des lycéens se poursuivent dans les quatre coins de la Kabylie. Il s’agit des marches qu’organisent les lycéens de la wilaya de Tizi-Ouzou et Bougie pour dénoncer le rejet, par les députés algériens, d’un article de la loi de Finances de 2018 visant à mettre en œuvre les moyens financiers nécessaires à la promotion de la langue Tamazight.

Ainsi, après les localités d’Ouadhias, Maâtkas, Oudhias, Tigzirt et Azeffoun (en plus de celles de la wilaya de Bougie), ce jeudi 7 décembre, c’était au tour des lycéens d’autres localités, dont Tizi-Ouzou ville, chef-lieu de wilaya, d’investir. Les lycéens ont voulu par leur acte crier leur dénonciation devant ce vote raciste qui démontre que le long combat pour l’amazighité est loin d’avoir abouti contrairement à ce que laissent croire les champs des sirènes. Ce  jeudi donc,  pas moins de trois chefs-lieux communaux ont abrité des marches de lycéens contre l’attitude d’ostracisme et d’un autre âge des députés de l’APN algérienne visant à freiner l’élan de promotion engrangée par l’identité amazighe après des décennies de combat, de sacrifices et des dizaines de militants morts pour cette cause dont Mohand Haroun, Matoub Lounès et les victimes du printemps noir de Kabylie en 2001.

Ainsi, au chef-lieu de la daira de Tizi Ghennif, les élèves du lycée polyvalent et du lycée Achour Ouarzedine ont participé à une marche pacifique et grandiose. Malgré leur jeune âge, les élèves qui ont pris part à la marche en question, et ils étaient des centaines, n’ont laissé place à aucun dérapage. La marche s’est déroulée sereinement. Tout comme d’ailleurs les deux marches des lycéens en cette journée du jeudi ayant vu l’adhésion de milliers de lycées scolarisés dans les différents lycées de la ville de Tizi-Ouzou à l’instar du Lycée du Colonel Amirouche, le lycée Fadhma Nsoumer, El Khansa, Abane Ramdane et le technicum de la Nouvelle Ville ainsi que le nouveau lycée de Amyoud. A Ouaguenoun aussi, les lycées ont investi, dans le calme bien sûr, la rue ce jeudi pour dénoncer le racisme anti-kabyle, exprimés par les députés algériens à travers leur vote contre la langue et culture amazighes et leur promotion, en refusant que de l’argent soit dégagé sur le budget de l’Etat pour ce faire.

Tahar Khellaf pour Tamurt9

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