Débat sur l’islam au café littéraire d’Aokas

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AOKAS (Tamurt) – Quel islam pour quelle Algérie est le thème de la conférence animée, ce samedi, par Saïd Djabelkhir au centre culturel Rahmani Slimane d’Aokas, à l’invitation du café littéraire de la localité. Il s’agit pour la première fois d’un islamologue alors que jusque là, ce café littéraire a habitué ses adhérents à des conférences animées par des hommes de culture mais jamais de culte.

Il entamera son intervention en soulignant le fait que dans le coran il n y avait aucun qualificatif de roi mais de prophète et de messager seulement. Par contre, il est interdit de débattre avec le prophète et qu’il fallait appliquer tout ce qu’il dit sans polémiquer. Il n’avait ni armée ni organisation quelconque, encore moins la désignation d’un remplacement potentiel au point que lors de son décès, il y a eu une guéguerre entre ses fidèles pour le remplacer. Concernant la fondation d’un état islamique par ses soins, elle n’a jamais eu lieu. Bien au contraire, il a usé de cette noble fonction pour faire payer un impôt en l’absence de l’état.

Par la suite il y a eu l’entame de l’institutionnalisation de la religion, c’est-à-dire verrouiller les textes en faisant de cette religion un véritable dogme, soulignera le conférencier. Cette idéologie a donné la possibilité aux érudits de l’époque de prétendre détenir le savoir sans donner la possibilité aux autres de débattre ou de discuter ce qui est considéré comme une parole divine. Ce thème a été l’occasion aux nombreux présents de débattre à bâtons rompus avec le conférencier. En conclusion, il dira qu’il faut multiplier les études « d’historité » sur l’islam pour permettre de mettre fin au fanatisme religieux, au salafisme et à l’intégrisme.

Amaynut