Début de la 14e édition du festival du film amazigh sans le Maroc

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Le festival du film amazigh a été lancé hier soir au théâtre régional de la ville de Tizi-Ouzou par le ministre algérien de la culture, Mihoubi. Il prendra fin le 22 octobre prochain.  Le ministre a, comme d’habtude, développé un discours démagogique.

Il a lancé un tas de promesse pour faire évoluer le cinéma d’expression amazigh. Le pouvoir algérien veut toujours maintenir l’identité berbère dans le folklore, la tuant ainsi à petit feu. D’ailleurs, ce qui est remarquable, le responsable de ce festival se méfie ces derniers temps des fils Amazighs du Maroc et de Libye afin de ne laisser aucune chance aux Berbères d’Afrique du Nord de nouer des liens culturels et linguistiques.

D’autres parts, vu que les Marocains sont avancés dans le domaine de cinéma, les Algériens ont du mal à admettre qu’ils s’accaparent de tous les prix dans toutes les manifestations cinématographiques. Donc au lieu d’améliorer le cinéma amazigh algérien, le ministère de la culture algérien a écarté tout simplement les réalisateurs Marocains de toute manifestation cinématographique en Algérie.  Les Libyens aussi sont boycottés en Algérie. Surtout les Berbères.  Par ailleurs, ce festival est une occasion  pour les opportunistes de tout acabits de séjourner dans des hôtels luxueux à Tizi-Ouzou et ramener toute leur smala avec eux. Pour les réalisateurs et les jeunes comédiens kabyles participants à cet évènement, ils sont toujours en quête d’une vraie prise en charge.

Lounès B