Début de la fin de la « révolution » en Algérie

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Le Hirak algérien
Le Hirak algérien

ALGERIE (TAMURT) – C’est bientôt la fin de ce qu’on qualifie de révolution en Algérie. A Tizi Ouzou, la marche des étudiants n’a pas eu lieu pour le deuxième mardi consécutif. Celle des étudiants à Alger, ayant eu lieu mardi passé, s’est déroulé en présence d’à peine quelques centaines de participants dont la majorité n’était pas des étudiants.

L’état-major de l’armée algérienne semble avoir sonné le glas de cette « révolution » qui a commencé le 22 février dernier et dont le but consistait à se débarrasser de tous les éléments du clan de Abdelaziz Bouteflika que dirigeait illégalement Said Bouteflika, qui avait pris en otage tout un pays en « volant » même le cachet officiel de la présidence de la République. Ainsi, le premier indice de la fin très proche de ce mouvement, c’est le fait qu’en dehors de quelques journaux proches de l’ancien clan du général Tewfik (Mohamed Mediène), actuellement en prison, la majorité écrasante des médias algériens ont tourné le dos aux marches qui se déroulent tous les vendredis et les mardis.

C’est le cas de toutes chaines de télévisions privées et de tous les journaux, francophones ou arabophones ainsi que des chaines de radio. Il n’y a que la chaine intégriste « El Magharibia », qui appartient à Oussama Madani, fils de Abassi Madani, ancien président du FIS (Front Islamique du Salut), qui continue de faire feu de tout bois pour continuer à montrer que la « révolution » battrait encore son plein. Quant aux fameuses marches « révolutionnaires », tout le monde a remarqué que le nombre de participants ne cessent de péricliter sans compter celles qui n’ont même plus lieu comme c’est le cas de la marche des étudiants à Tizi Ouzou ayant subitement disparu depuis deux semaines. On ne parle plus de centaines de milliers de manifestants, ni de milliers d’ailleurs. On parle désormais de centaines de participants.

Maintenant que le dossier du clan de Bouteflika semble avoir été classé définitivement, on se demande que vont faire tous ceux qui n’ont pas cessé de promettre au peuple un changement radical de système en Algérie. Surtout quand on voit le retour en force de ceux qui ont ruiné le pays pour conduire la transition : Ahmed Taleb Ibrahimi, Mokdad Sifi, Karim Younès, Ali Benflis et consorts.

Tarik Haddouche

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