La dépêche de Kabylie excelle dans le plagiat

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Dépêche de Kabylie

ALGERIE (Tamurt) – Unique journal régional de Kabylie, le quotidien « La dépêche de Kabylie » ne cesse de surprendre avec son manque de professionnalisme. Il est inutile de revenir sur toutes les transgressions à l’éthique et à la déontologie dont est coupable ce journal car la liste est longue et cet article ne suffira pas.

Il s’agit juste d’en signaler la toute dernière qui date de dimanche dernier. En effet, le journal la Dépêche de Kabylie n’a pas hésité à publier sur une page entière un reportage réalisé par une journaliste du bureau régional de l’Agence presse services, en l’occurrence Madjda Demri. Non seulement ce reportage a été publié dans son intégralité en page 6 de la Dépêche de Kabylie mais pis encore, il n’a aucunement été fait référence à l’APS. Le ou les auteurs de ce plagiat de la page ont poussé l’outrecuidance jusqu’à apposer le nom de Madjda Demri au bas de la page dans le but de faire croire au lecteur qu’il s’agit d’une rédactrice exerçant pour le compte de La dépêche de Kabylie. Pourtant, il suffit de lire n’importe quel autre article du même journal pour constater amplement la disparité de niveau avec le texte rédigé par la journaliste de l’APS, Madjda Demri.

Le hic, c’est que le journal la Dépêche de Kabylie, contrairement à de nombreux autres quotidiens algériens, plus professionnels comme Liberté, El watan et le quotidien d’Oran, n’a même de convention avec l’APS. Il puise impunément du fil APS les articles qui lui semble concorder avec son caractère régional sans payer les droits inhérents à ce genre de collaboration entre deux entreprises de presse. Quant à la conscience professionnelle, elle vaut beaucoup moins que l’argent des deux à trois pages de publicité que le pouvoir octroie quotidiennement aux propriétaires de ce journal dont la mission est de donner une image d’une Kabylie docile, consentante et surtout dont le niveau d’instruction serait médiocre. Heureusement que depuis 2004, la Kabylie a tourné le dos à ce journal après que les masques sont tombés quant aux réels desseins des promoteurs de cette publication.

Tahar Khellaf pour Tamurt