Depuis le début des événements de Ghardaïa : Eclipse totale d’Ahmed Benbitour !

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MZAB (Tamurt) – Il était le premier à annoncer sa candidature à la magistrature suprême. Ahmed Benbitour a pris son bâton de pèlerin et sillonne toute l’Algérie pour présenter son programme et afficher son ambition de devenir président Algérien à partir du mois d’avril prochain.

Une campagne électorale que beaucoup qualifie de prématurée et inutile. D’autres, des politiciens des plus avertis, affirment que l’ex-premier ministre de Bouteflika est en campagne électorale pour….2019. Benbitour, originaire de Chaabna, une ethnie arabe de souche de la région de Ghardaïa, avait sillonné monts et plaines. En 4 mois, il a animé 85 conférences dans des universités et villes de toutes les régions d’Algérie, y compris en Kabylie. Même la presse avait médiatisé cet homme politique qui s’autoproclame de « l’opposition ». Une opposition stérile qui dérange personne au pouvoir.

Mais subitement, Benbitour s’éclipse totalement de la scène politique. Etrange. Les évènements de Ghardaïa l’ont freiné dans sa course. Le conflit entre les Mozabites et les services de sécurité qui se sont alignés aux côtés de sa tribu arabe, l’a mis dans un embarras.

Le candidat à la présidentielle du mois d’avril prochain n’a pas eu le courage de s’exprimer sur ce litige. Il ne peut pas prendre position. Cautionner les dépassements des services de sécurité et des arabes est une grave position d’un homme qui souhaite devenir le premier magistrat du pays.

Défendre les Mozabites qui sont victimes des pires atrocité du régime, Benbitour perdra son seul fief, la région arabe de Ghardaïa. Une situation vraiment délicate pour Benbitour. Il a opté pour la seule solution : se retirer, pour le moment de la scène politique, le temps que le vent de mécontentement se passe.

L’attitude de Benbitour, qui a déjà commis la bévue d’annoncer que l’officialisation de Tamazight doit passer par un référendum, renseigne sur son manque de pragmatisme et surtout de courage pour défendre les droits les plus élémentaires des citoyens.

Saïd F.