Des artistes dénoncent un chaos culturel à Tizi-Ouzou

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Ils évoquent que la mainmise en la personne de Ould Ali El Hadi qui règne en maitre absolu sur toutes les activités culturelles au vu et au su de tout le monde est intenable. Cette personne dont la gestion est opaque, intervenant dans la folklorisation à outrance, connu pour ses services rendus au système en place est gratifié par un cumul outrancier de fonctions stratégiques. Il est entre autre, directeur de la culture, directeur la maison de la culture, directeur du théâtre régional Kateb Yacine, de l?école des beaux arts, du musée et président d?un collectif d?associations qui lui servent de bases arrières pour des pratiques politiques et financières graves et douteuses ?.

? Nous ne pouvons tolérer ce genre d?inefficacités nuisibles à l?essor culturel et qui profitent bassement à un clan et autres délinquants de tout bord sous la bannière et la noblesse de la culture. Nous exigeons une commission d?enquête constituée d?hommes et de femmes intègres qui traitera de la gestion des deniers publics mis depuis plus de dix ans à la disposition de cette personne connue dans le passé pour des cas gravissimes tel que la réfection budgétivore du théâtre qui a coûté des sommes faramineuses et rapporté par la presse nationale comme dramatique cas de corruption ?, peut-on lire dans le communiqué dont une copie a été adressée au ministère de la Culture.

A travers le même écrit, ils exigent le départ de cette personne qui se sert et qui sert son clan politiquement despotique dans un domaine dans lequel il n?a rien à voir puisque son placement et sa nomination à la tête de la culture répondait à des calculs vils et honteux sous un régime antidémocratique et dictatorial. ? Évoquons aussi le cas des travailleurs de la maison de la culture Mouloud Mammeri, foulés au pied par ce sieur et qui sont incapables de manifester leurs désarrois de peur de représailles et de vengeances ?, alertent-ils.

Ce haut lieu qui porte le nom de l?une des figures fortes de la culture est malheureusement géré d?une main de fer comme une propriété privée où tous les abus sont permis.

Nous n’aurons de paix que lorsque nous vivrons avec nous-mêmes et que nos ancêtres cesseront de se retourner dans leurs tombes. Ces artistes appelleront à un rassemblement chaque semaine dans l?enceinte même de cette maison « squattée » jusqu’à ce que justice soit faite.

Gaya.B