Des demandeurs de logements protestent à Tizi-Ouzou

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aadl tizi wezzu

TIZI-OUZOU (Tamurt) – Il ne se passe pas une semaine sans des actions de protestation ne soient enregistrées au chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou. L’absence d’écoute de la part des responsables est la cause principale de cette anarchie qui n’est pas sans se répercuter sur le quotidien du citoyen, surtout quand il s’agit d’actions de fermeture des routes ou des administrations.

Ainsi, cette semaine, c’est autour d’un certain nombre de demandeurs de logements de monter au créneau à Tizi-Ouzou. Il s’agit des souscripteurs au programme dit AADL pour la tranche de 2002. Las d’attendre une réponse de la part de qui de droit, les concernés ont fini par en avoir ras-le-bol et ont décidé d’observer un rassemblement de protestation devant le siège de la direction régionale de l’AADL, sis dans la ville de Tizi-Ouzou.

En effet, si le programme en question date de 2002, il n’en demeure pas moins qu’à ce jour, les souscripteurs n’ont pas encore reçu les clés de ces logements.  En observant un sit-in, lesdits souscripteurs entendent exiger l’augmentation de la cadence des travaux de constructions des immeubles où se trouvent leurs futurs logements. Il semblerait même que les travaux en question soient à l’arrêt puisque les protestataires parlent carrément de la relance des travaux. Il y a lieu de noter que, depuis que le prix du pétrole a sensiblement chuté, tous les projets qui étaient en cours en Algérie ont ou bien été carrément annulés ou bien ils ont vu la cadence des travaux de leur réalisation ralentir.

C’est le cas des chantiers des programmes de logements AADL, destinés aux familles à bourses moyennes. Ces projets ont été confiés à des entreprises turques. Ces dernières et compte tenu des restrictions budgétaires et des retards dans les paiements ont été contraintes de revoir à la baisse le nombre des ouvriers et autres travailleurs engagés dans lesdits travaux.  Quant aux souscripteurs désemparés, il attendent depuis quatorze ans un toit dans l’Algérie de l’incertitude.

Tahar Khellaf