Des doctrines bizarres devenues un mode de vie en Algérie

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ALGERIE (Tamurt) – Peu importe, si elles viennent de l’extérieur ou si elles sont le pur produit des laboratoires des services d’Alger. Leur emploi doit servir le maintien du club arabo-baathiste en jouant et en faisant jouer le peuple depuis 1962. Sur la touche, sont mis par contre les dissidents et les non-alignés comme le peuple kabyle dans presque toute sa majorité. Le système en enjôleur doit s’enorgueillir d’avoir créé « pour le peuple et par le peuple (formule populiste du journal El-Moudjahid) des idéologies diverses pour capter et manipuler les esprits des « indigènes » et des étrangers.

Le système opaque malgré sa clairvoyance machiavélique, n’épargne rien à ce pays , l’Algérie. Les nantis du club et leurs serviteurs en excellents psycho-chimistes ont semé dans la société de nouvelles idéologies: Le « Platventrisme“des Beni-Naam-Sidi, »l’Anti-Kabylisme“ depuis 1949, le « Tuččisme “( lire Thoutchisme -mange et tais-toi), le « Harragisme“(fuit et laisse toi engloutir par la mer et grignoter par les poissons), le « Victimisme“ (la source des maux de l’Algérie ne provient que de l’ occident et de ses amis) et le « Suivisme“(le club a un cerveau, le citoyen n’ est qu’un mouton). Cette dernière idéologie se propage tel un virus partout dans toute la societe algérienne. Elle est aussi très entretenue dans la presse algérienne. La presse écrite berbérophone ne recevant aucune subvention est inexistente. La presse arabophone algérienne, plurielle en titres de journaux, est dans presque sa majorité fondamentalement anti-démocratique, anti-algérienne et raciste. Elle sous-entend dans ses publications en relation avec la culture nord-africaine et algérienne que la culture arabe est de classe supérieure et la culture algérienne de seconde classe, comprendre inférieure, car berbère). Elle est viscéralement anti-kabyle et orientée en partie vers l’extrême-droite. Des articles anti-kabyles, anti-chrétiens, antisémites et contre la liberté d’expression sont parfois publiés sans susciter la moindre condamnation par les associations nationales ou internationales des droits de l’ homme. Elle est à l’image d’une certaine presse xénophobe en France ou en Europe.

L’orientalisation des us et coutumes du pays est son credo. La presse francophone, destinée à porter la parole du système vers le monde occidental, joue à la météo. Elle réagit au gré du vent. Elle est un fourre-tout et ne s’accommode d’ aucune déontologie. Pour masquer sa ligne politique ,elle brouille les cartes et devient souvent très flatteuse pour le monde occidental ou oriental. Sa cacophonie bien arrangée par les chefs d’orchestre du pouvoir à Alger rivalise avec son hypocrisie. Des voix discordantes,déplacées et condamnables appellent parfois en écho celles du Front National, parti d’extrême droite française.

Le fascisme et le terrorisme s’incrustent harmonieusement et judicieusement dans les mass-médias algériens. L’ article du journal El Watan du 30 mai 2012 signé anonymement par des initiales R.P sur la visite de Ferhat Mehenni et et de Lyazid Abid en Israel, illustre les magouilles journalistiques en Algérie. La pollution est décidément partout. El Watan appelle au meurtre par un intermédiaire. Mais les neurones d’El Watan jouent volontairement au court-circuit.

L’effet de la doctrine « le Suivisme » répond à un ordre d’une sonorité très faible, mais entendue par les lecteurs avertis. La direction vient de sponsoriser de la sorte sur le web une lettre ignoble. Elle soutient l’arbitraire et le crime en Algérie et en Kabylie. Dans un pays de droit, elle serait traduite en justice.

Par Hsen ammour