Des milliers de citoyens ont marché à Tizi Ouzou

0
Marche du Collectif d’Aide à la Micro-Enterprise (Came)
Marche du Collectif d’Aide à la Micro-Enterprise (Came)

KABYLIE (Tamurt) – Des milliers de citoyennes et de citoyens ont pris part à la marche qui a eu lieu hier jeudi, à partir de dix-heures, au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou à l’appel du Collectif d’Aide à la Micro-Enterprise (Came).

Il s’agit de promoteurs ayant bénéficié du soutien de l’Etat pour lancer leurs propres projets dans le cadre des dispositifs Ansej (Agence nationale de Soutien à l’emploi de Jeunes), Cnac (Caisse nationale d’Assurance chômage) ou encore Angem (Agence nationale de Gestion de la Micro-Entreprise). Les manifestants, comme prévu, se sont regroupés dès la matinée devant le portail d’entrée principal du campus universitaire Hasnaoua de l’université Mouloud-Mammeri. Il y a lieu de souligner d’emblée que contrairement aux marches et autres actions de protestation ayant eu lieu à Tizi Ouzou à l’appel de la même organisation professionnelle, cette fois-ci la marche a été nationale et a vu la participation de promoteurs venus de plusieurs wilayas d’Algérie.

Parmi les wilayas participantes, on peut citer Bgayet, Bouira, Boumerdes, Tizi Ouzou, Batna, El Bayedh, Oran, Mascara, Alger, etc. Les marcheurs se sont tous accordés à revendiquer la même chose, à savoir, l’amnistie générale pour les dettes qu’ils ont contractées auprès des banques. Lors de cette marche qui a démarré à 10 heures, les manifestants s’en sont pris entre autres au Premier ministre Ahmed Ouyahia mais aussi à d’autres responsables mais pas au Président de la République Abdelaziz Bouteflika, qui lui a été drôlement épargné. Sur l’une des banderoles, on pouvait lire : « Le peuple exige l’effacement des dettes ».

Les manifestants ont traversé, en scandant en cœur leurs slogans, le Boulevard Lamali, la Rue Abane Ramdane, le Boulevard Mohand Said Ouzeffoun avant d’arriver devant le siège de la wilaya. Sur place, un sit-in a été observé avant que les manifestants ne quittent les lieux dans le calme.

Tahar Khellaf