Des millions d’Algériens répondent à Bouteflika : « Dégage ! »

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Bouteflika
Bouteflika

ALGERIE (TAMURT) – Des millions d’Algériennes et d’Algériens sont encore descendus dans la rue en ce vendredi 8 mars dans la majorité des villes algériennes. Un seul mot d’ordre revenait sur toutes les lèvres des femmes et des hommes qui ont manifesté en ce troisième vendredi consécutif : Non au cinquième mandat.

C’est donc la réponse cinglante et prompte qui a adressée à la lettre attribuée au président-candidat Abdelaziz Bouteflika, diffusée jeudi dernier à l’occasion du 8 mars, Journée mondiale de la Femme. Une lettre à travers laquelle les auteurs ont tenté d’amadouer le peuple. Mais ce dernier, loin de se laisser berner, est encore sorti dans la rue pour dire et redire au même Bouteflika et au système politique qui dirige le pays : « Dégage ! ». Dans la capitale Alger, où les marches étaient interdites et réprimées jusqu’au 22 février dernier, des centaines de milliers de femmes et d’hommes ont manifesté en ce vendredi 8 mars 2019 leur rejet du régime de Bouteflika et du cinquième mandat que ce dernier veut briguer envers et contre tous.

Dans la ville de Tizi Ouzou aussi, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes ont brandi les mêmes slogans à l’instar du fameux : « Le peuple ne veut pas ni Bouteflika, ni Said », en référence au frère-conseiller du Président. En Kabylie, les fameux slogans comme « Pouvoir assassin ! » sont aussi revenus eu devant de la scène en ce vendredi de la colère, le troisième après ceux du 22 février et celui du 1er mars dernier. Le pouvoir algérien et plus particulièrement le clan présidentiel de Bouteflika, qui mise sur l’essoufflement de la révolte, a échoué pour l’instant. Une grève d’un jour ou de plusieurs journées est annoncée pour dimanche prochain alors qu’un débrayage dans le secteur de l’éducation aura lieu le mercredi 13 mars 2019.

Dans un tel contexte, le pouvoir poussera-t-il l’outrecuidance jusqu’à lancer une campagne électorale sous des airs de révolution. Il s’agira, si c’est le cas d’une attitude suicidaire qu’aucun citoyen censé ne voudra voir se concrétiser.

Tarik Haddouche