Des postulants aux logements, mécontents, ferment tout à Aokas

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Hier matin, ce fut une journée de protestation dans la commune d’Aokas. Des postulants aux 106 logements socio-participatifs, réalisés par l’ex-entreprise de promotion du logement familial (EPLF), dont les noms ne figurent pas sur la liste des pré-bénéficiaires ont manifesté leur colère en procédant à la fermeture des sièges de la mairie et de la daïra ainsi que la route nationale n° 9, à proximité du tunnel, créant une interminable file de véhicules lourds, d’un côté comme de l’autre de ce lieu de blocage.

Heureusement pour les véhicules légers que le chemin intercommunal menant de la RN 9 vers Tala Khaled en transitant par Timerest leur a permis de contourner ce lieu.

Cette action est venue après celle de la veille qui avait consisté en la fermeture du siège de la daïra sans que son locataire ne daigne discuter avec les protestataires. Le feuilleton des 106 logements LSP a débuté en 2008 lorsque le promoteur, l’EPLF en l’occurrence, avait établi une liste sur la base de noms donnés par plusieurs organismes notamment les APC d’Aokas et Tizi N’Berber, l’APW, la protection civile, la police, l’école paramédicale et les services de l’EPLF. Cette liste comportant des personnes assez nanties a été décriée par le mouvement associatif qui a exigé une autre étude des dossiers des demandeurs. Ce qu’a fait une commission locale, présidée par le chef de daïra, dont la nouvelle liste qu’elle avait faite a été approuvée par la commission ad hoc de wilaya. Malheureusement pour la majorité des inscrits sur la première liste, leurs noms ont été enlevés et remplacés par d’autres qui pour certains ne méritaient certainement pas de figurer sur une liste de logements semi-sociaux comme c’est le cas de la nature juridique des LSP.

L’annulation de la deuxième liste demandée par les protestataires peut entraîner une contre-réaction des nouveaux pré-bénéficiaires. Quelles sera l’issue à cette crise ?

Amaynut