Des promoteurs en colère : Des centaines de kabyles dans la rue à Tizi Ouzou

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TIZI OUZOU (Tamurt) – Des centaines de citoyens ont pris d’assaut les différentes rues de la ville de Tizi Ouzou ce jeudi matin pour exprimer leur ras-le bol. En effet, une marche a eu lieu ce jeudi 26 juillet 2018 dans la ville de Tizi Ouzou suite à l’appel lancé, le 18 juillet passé, par le Collectif d’Appui à la Micro-Entreprise (Came) qui regroupe les promoteurs Ansej (Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes), la Cnac ( Caisse nationale d’assurance chômage) et l’Angem (Agence nationale de gestion de la micro-entreprise). C’est à partir de huit heures du matin que les manifestants ont commencé à se rassembler devant le portail d’accès principal du campus de Hasnaoua de l’université « Mouloud Mammeri » de Tizi Ouzou.

La colère et la déception étaient perceptibles sur tous les visages des manifestants qui, pour rappel, se trouvent devant une réelle impasse, surtout après la crise économique et financière qui frappe l’Algérie et qui a conduit à l’annulation de la majorité des projets économiques qui devaient être réalisés ces dernières années. La marche a démarré à partir de l’université et les manifestants ont parcouru le Boulevard « Lamali Ahmed » ainsi que le Boulevard « Abane Ramdane », appelé communément la « Grande Rue » avant d’atterrir au Boulevard « Mohand-Said Ouzeffoun ».

Les manifestants ont, à la fin de la marche, observé un sit-in devant le siège de la wilaya. La procession humaine a avancé tout en scandant différents slogans dont le principal est celui inhérent à l’amnistie générale exigée depuis quelques temps par la majorité des promoteurs en difficulté.  L’un des responsables du Came a déclaré à l’occasion de cette marche que l’objectif de cette manifestation consiste à dire : « nous sommes toujours là, nous ne reculerons jamais. L’union est justement la force du Came.

Contrairement à ce qui était attendu par nos détracteurs, la mobilisation des membres du Came ne cesse d’augmenter dans nos rangs. Cette marche est un message pour le wali de Tizi Ouzou qui a refusé de nous donner l’autorisation pour tenir notre assemblée générale. Aujourd’hui, on va tenir cette AG devant sa porte (le wali NDLR) justement. Nous allons nous exprimer. Ils ne pourront jamais nous isoler de notre base et nous dirons toutes les vérités lors de cette assemblée. Nous voulons aussi adresser un message au ministre du travail pour lui dire que ses jours sont comptés. Il suffit que nous donnions des preuves sur le massacre qu’il a commis pour qu’il soit obligé de rendre les comptes ».

Tarik Haddouche