Des réfugiés des camps de Tindouf fuient les exactions des hommes armés du Polisario

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TINDOUF (Tamurt) – Les camps de Tindouf où sont entassés des milliers de familles marocaines sont tout sauf des camps de réfugiés. Des victimes des exactions de l’armée de polisario et des militaires algériens lancent des cris de détresse.

Certaines familles arrivent à s’enfuir. La vie est synonyme d’un enfer dans ces camps. Des camps que les familles sahraouies qualifient d’une grande prison à ciel ouvert. « C’est une prise d’otage de tout un peuple par les terroristes de Polisario et de l’Algérie. Il faut que les Nations Unies interviennent pour nous libérer. On est Marocain et on ne veut pas de ce Polisario ni de l’Algérie. On nous torture, on nous oblige à parler en langue arabe alors que nous sommes des Berbères.

Les rares personnes qui ont osé réclamer la liberté et leur marocanité sont torturées. On est au bout du monde et personne ne voit notre détresse. C’est tout un peuple qui est en péril », lance Hamida, une Saharaouie qui a réussi avec son mari à fuir les camps de Tindouf et demander refuge en Espagne. La victime pense aux membres de sa famille qui sont cloîtrés dans les camps de Tindouf, une ville très proche de Maroc où sont pris en otage des Marocains des régions de sud.

La situation humanitaire est dramatique, selon notre interlocutrice. Cette dernière confirme que des aides humanitaires, notamment des médicaments et des produits alimentaires, sont détournées par les militaires algériens et revendus dans les marchés locaux.

Nassim N.