Des rencontres universitaires pour commémorer le 20 avril

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VGAYET (Tamurt) – Le comité estudiantin du rassemblement action jeunesse et le  centre national de recherches en langue et culture amazighes ont investi, ce mercredi et jeudi, le campus universitaire d’Aboudaou pour y tenir, en ce 38e anniversaire du printemps amazigh et du 17e anniversaire du mouvement citoyen, des rencontres sur Tamazight.

Des spécialistes ont débattu sur la terminologie en tamazight dans l’enseignement de l’anthropologie et de la civilisation en mettant l’accent sur la problématique du manque de terminologie spécifique dans la langue amazighe et sur la possibilité de contribuer à son développement. L’amazighité, un facteur d’unité pour les peuples de l’Afrique du nord est le thème d’une conférence animée par des sociologues et chercheurs.  Un sociologue et chercheur tunisien a fait part d’une étude encadrée qui traite sur la gouvernance de la diversité : la situation des communautés amazighes en Afrique du Nord. Cette étude comparative menée deux années durant dans les pays de l’Afrique du nord en collaboration avec des chercheurs algériens, marocains, tunisiens, libyens et égyptiens a révélé que l’Amazighité « est un facteur d’unité et d’homogénéité pour les peuples de l’Afrique du Nord; de même qu’elle constitue « un élément fédérateur des composantes des peuples de la région ».

Ces rencontres scientifiques pour commémorer ces deux événements, assez importants dans la vie des amazighs en général et des kabyles en particulier, ont donné un air de développement à la langue amazighe qui, malgré son officialisation, est toujours confinée par le pouvoir algérien.

Amaynut