Des victimes souffrent en silence : La pédophilie fait rage dans les écoles coraniques en Algérie

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SOCIÉTÉ (Tamurt) – Des centaines d’enfants,suivant des cours dans les écoles coraniques en Algérie, sont victimes d’abus sexuels de la part de leurs instituteurs. Le phénomène est latent et reste toujours un grand tabou pour les autorités. L’enquête menée l’année passée par Djazairouna a révélé des monstruosités et dévoilé une partie de ce phénomène qui détruit la vie de milliers d’enfants innocents.

Tout a commencé lorsqu’un enseignant de l’école coranique a été condamné à 10 ans de prison ferme pour abus sexuel sur un garçonnet de 6 ans à la mosquée de la commune de Boudjebha-El-Bordj, près de Sidi Bel-Abbès. L’affaire avait fait scandale. Même si les autorités ont tout fait pour minimiser l’ampleur de ces faits gravissimes, le courage de certains défenseurs des droits de l’homme et des militants associatifs a permis de faire éclater d’autres vérités plus fracassantes.

L’association Djazairouna a révélé que sur 431 écoles coraniques dans lesquelles elle a mené des investigations, pratiquement aucune d’elles n’échappent au scandale de pédophilie.

Rien que dans la région de Blida, et selon toujours les résultats de la synthèse de la même association, 28% des enfants, inscrits dans les écoles coraniques, auraient subi des attouchements sexuels. Les faits sont grave. Aucun responsable algérien n’a réagi. Les salafistes ont feint d’ignorer ce scandale. Pour eux prendre une bière est un sacrilège et un pêché impardonnable par contre abuser sexuellement d’un enfant est juste une petite erreur rectifiable.

Les services de sécurité n’ont jamais pris au sérieux cette enquête. Pourtant les membres de l’association ont présenté des preuves irréfutables sur des cas de pédophilie dans plusieurs écoles coraniques à travers toute l’Algérie. Les auteurs ne sont jamais inquiétés. Ils restent toujours à leurs postes d’instituteurs. Ils peuvent donc continuer à abuser en toute liberté d’enfants jetés par naïveté religieuse dans les mains de ces pervers.

R. Moussaoui