Des villageois privés de leurs terres par les militaires à Zekri

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ZEKRI (Tamurt) – Plusieurs villages de la localité forestière Zekri, 70 km vers l’est de Tizi-Ouzou, ont l’interdiction de se recueillir sur les tombes de leurs parents et de leurs aïeux. Leurs terres ont été saisies par l’armée algérienne.

L’accès aux cimetières est interdit par les militaires qui ont fait un grand périmètre depuis des années comme zone militaire. C’est le cas pour les habitants de Vounamane.

Ces derniers ont frappé à toutes les portes pour réclamer la restitution de leurs terres et accéder à leurs anciens villages et cimetières, mais sans succès.

Cette injustice dure depuis le début des années 1990. Sous le motif de la lutte anti terroristes, les soldats de l’armée algérienne occupent une grande partie des villages de ces communes. Les habitants sont contraints de s’installer ailleurs, comme Alger et d’autres grandes villes d’Algérie. Mais ces derniers temps,  ils veulent revenir chez eux et récupérer leurs biens.

« La région est pacifiée depuis des années, mais les militaires continuent toujours à occuper les lieux. C’est injuste. Pourquoi alors des régions ou les terroristes sont plus nombreux, comme Jijel, et personne n’est privé de sa terre ? On veut nos biens et on ne se taira pas », clame un ancien habitant de Zekri. Les habitants de ces régions sont livrés à eux-mêmes et personne ne semble se soucier de leur problème. Ils craignent de perdre à jamais leurs terres !

Lounès B