Désobéissance civile : les mises en garde de l’écrivain Rachid Oulebsir

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Rachid Oulebsir
Rachid Oulebsir

KABYLIE (TAMURT) – L’écrivain, intellectuel et chercheur Rachid Oulebsir a donné sa vision de la situation que vit l’Algérie depuis le 22 février dernier et livré ses opinions concernant la désobéissance civile dont certains parlent ces derniers temps et que d’autres préconisent comme étant une éventuelle manière de faire pression sur le pouvoir actuel.

Ainsi, Rachid Oulebsir, l’un des plus grands écrivains kabyles actuels, souligne que « nous sommes en désobéissance civile depuis le 22 février passé sans affrontement frontal avec le pouvoir. C’est une forme de contestation pacifique et déterminée qui a réussi, par des marches inédites dans le monde, la cohésion populaire contre le pouvoir et sa nature dictatoriale corrompue et injuste ». Rachid Oulebsir estime, en outre, que « l’intelligence du peuple a réussi à sauvegarder l’État en dénonçant et démystifiant le Pouvoir ». Rachid Oulebsir estime que le pouvoir militaire réel a été « déshabillé de ses oripeaux civils apparents ». Aussi, ajoute Rachid Oulebsir, « la désobéissance sous forme de blocage général des institutions sera incontournable, mais seulement quand la rentrée sociale sera effective et que toutes les corporations ont repris leurs activités et leur cohésion. Que des organisations de conduite du mouvement puissent émerger et avoir la confiance de la rue (associations, syndicats, partis politiques d’opposition, comités de villages et de quartiers, clubs de réflexion et groupes universitaires…) ».

Pour l’auteur du roman « Les derniers kabyles », paralyser les institutions alors qu’elles sont en vacances n’est pas une désobéissance mais un avortement de la future désobéissance bien pensée, bien organisée et supportée de façon équitable par les catégories sociales. « C’est le pouvoir lui-même qui fait dans la diversion pour avorter la future et véritable désobéissance civile émanant du peuple en marche. Attention, la désobéissance mal préparée, sera mal conduite. Elle servira à mater la révolution pacifique et régénérer le Système pourtant touché dans ses fondements », avertit Rachid Oulebsir. Ce dernier lance un appel : « Marchons encore jusqu’à octobre, une fois l’État en fonction, le peuple en marche dégagera l’architecture de la désobéissance civile. La précipitation va emporter notre mouvement ».

Tarik Haddouche

4 COMMENTAIRES

  1. Je ne savais pas qu’Oulebsir Rachid est algérianiste. Mais mas Oulebsir, donne nous la feuille de route de ce mouvement qu’on dit né a Kherrata et Khenchla, donc amazigh, alors que la masse arabisés de autres régions ne comptent nullement admettre que la future Algérie puisse reconnaitre le moindre droit concernant l’amazighité ou la langue tamazight que les militants kabyles et chaouis revendiquaient depuis plus de 30 ans. Vous comme BRTV vous engagez les amazighs dans une voie qui les mènera dans une perte de temps avec le hirak arabe, et non vers un aboutissement de leur revendication. Sachez que ni le pouvoir en place, ni les population arabophone n’accepteront que les amazighs puisse apprendre tamazight ou vivre dans les valeurs et les traditions de leurs ancêtres amazighs. Croire aux arabophones algériens a ce qu’ils vous accordent le moindre droit a être vous même est une erreur fatale. L’arabophone ne supporterait jamais de cohabiter avec une autres langue autre que arabe et une autre confession que islamique. Sachez le et retenez le bien. Avoir la moindre confiance avec les Arabophones algériens et même maghrébins c’est mal connaitre les Arabisés de l’Afrique du Nord. Oulebsir et BRTV vous êtes en train de tromper les nôtres concernant l’engagement dans le hirak arabe. Plus de 50 jeunes kabyles donc amazighs sont dans geôles du régime et qu’aucun arabe ou arabophone n’est arrêté a ce jour.

  2. Pas de succees pour la desoeissance sans plan B. Pour avoir un plan B il faut des leaders du mmouvement mais il n’en existe pas. Autrement , On a vu la greve du cartable ou elle a mene.

  3. Désobéissance civile, risques de dérapages, et probables manipulations de la Gestapo locale.
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    Tout ce qu’il y a comme action pacifique, ordonnée, organisée pour mettre fin à cette Dictature militaro-mafieuse est le bienvenue. Pour vue qu’il échape / ne vienne pas des criminels et mafieux que sont les Maitres de la SM-DRS, la Police politique secrète, habituée des manipulations, provocations, assassinats, attentats, massacres, création et instrumentalisation de Groupes terroristes islamistes, de Groupuscules extrémistes de tous bords….
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    Pour l’heure, les jeunes activistes du Mouvement de protestation populaire ont pu déjouer les manipulations, et écarté les extrémistes, chose extraordinaire, salutaire….
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    LA QUESTION PRINCIPALE ET GLOBALE, C’EST LA ‘ LA QUESTION DU POUVOIR ‘
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    … une question en suspens depuis 1962, date à laquelle les Militaires de l’Armée des frontières, ralliés par les Officiers et sous-Officiers de l’Armée française ont pris le pouvoir par la force….
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    Tant que le Régime militaro-mafieux est là, qui préside aux destinées du pays, il n’y a pas d’espoir, pas de paix, ni Tamazight, rien, niet, oulech….

  4. Sans avoir une idée claire de ce que serait la difference substantielle entre l’avant et l’après le risque est d’operer un changement sueprficiel et pas un chagement qualitatif. Penser la cité differement revient à choisir encore la base fondamentale, croire rennover la société en lui inculquant des superstructures laiques démopcratique sans avoir solidement ancré les piliers qui soutiendraient l’infrastructure est une ennième illusion. Ceci passe fatalement par le choix civilisationnel. L’arabislamisme est une idéologie et pas une culture une anthropologie, cette visière sert à éviter de se placer dans la nature des hommes. Les peuples évoluent depuis leur propres noyaux, quand l’Europe sortit du moyen age c’est en revenant aux sources qu’elle a trouvé les clefs utiles pour un saut ulterieur en avant. Sauf en Afrique du Nord -dépouillée de son histoire millénaire, rebaptisée « Magrebearabe » on veut éviter d’etre dans sa peau. La symbolique du drapeau dit tant de la diréction du changement archetypique potentiel. Le hirak a vendredi comme symbole et la defense du drapeau Amazigh ne s’inscrit que comme illustration de cette ouverture solidare de ce nouveau arabislamisme. Mais le peuple Amazigh n’a pas besoin de tolérance ni de solidarité, il exige de vivre sa nation dans sa propre culture. On a pas à nous arabiser pour etre citoyens.

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