Djemaâ N’sarridj, funérailles du journaliste Moh-Saïd Ziad

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DJEMAA N SARRIDJ (Tamurt) – Le journaliste, Moh-Saïd Ziad, qui a rendu l’âme hier, dimanche, à l’hôpital d’Azazga, a été enterré aujourd’hui au cimetière de son village natal, Djemaâ N’sarridj, commune de Mekla et daïra du même nom. Le défunt, qui a vécu jusqu’à l’âge de 80 ans, a été accompagné à sa dernière demeure par une foule nombreuse parmi laquelle se trouvaient la grande famille journalistique, des universitaires, à l’instar de l’historien, Younès Adli, des Moudjahidine, d’anciens hauts fonctionnaires, des hiérarques de différents secteurs d’activité et se trouvant toujours actifs, des hommes politiques dont des députés et des élus APW de Tizi-Ouzou, des hommes et des femmes des arts et cultures et de tant d’autres personnages.

La rencontre des amis et proches du défunt a eu lieu d’abord au domicile mortuaire, puis au cimetière ensuite. Au moment de la levée du corps, et en en guise d’hommage à l’homme qui, durant des années, a mis son savoir au service du journalisme, le choix de cette levée fut porté sur la famille journalistique.

En effet, ce sont les journalistes de Tizi-Ouzou qui ont porté le corps du défunt jusqu’au cimetière. Une fois, la mise en terre terminée, la parole fut donnée à deux hommes dont les noms sont inscrits en lettres d’or sur le registre du journalisme. Il s’agit de Omar Belhouchet et Sadek Aït-Hamouda.

Le directeur d’El Watan dira que le défunt, de son vivant n’a jamais côtoyé Boumedidère ni Kasdi Merbah et ni les membres du Conseil de la Révolution ». « Les amis de feu Moh-Saïd Ziad, poursuit Omar Belhouchet, étaient Mohamed Issiakhem, Kateb Yacine,… ». Le directeur d’El Watan a également parlé de l’honnêteté et le courage journalistiques du défunt ainsi que des bons conseils « qu’il nous a toujours donnés ».

Pour sa part, Sadek Aït-Hamouda, dont la plume est d’une très longue expérience, dira « Moh-Saïd Ziad « avaient pour compagnons des gauchistes et des communistes ». Comme son prédécesseur dans la prise de parole, Sadek Aït-Hamouda citera certains noms des personnages ayant été les compagnons du défunt comme Kateb Yacine, Mohamed Issiakhem, Dénis Martinez,… ».

Les témoignages de ces deux hommes de plume prouvent que non seulement que feu Moh-Saïd Ziad avaient pour compagnons non seulement des hommes de gauche mais aussi ce qu’il y a lieu d’appeler aujourd’hui des « honnêtetés intellectuelles ».

Les centaines de personnes présentes au cimetière se retirèrent dans le calme laissant derrière elles l’homme qui, durant plus d’un demi-siècle, combattait le mal par un assemblage de mots sur papier. Repose en paix âda Moh-Saïd !