Dourari poursuit son délire: « Il faut transcrire tamazight avec les trois caractères »

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transcription tamazight
transcription tamazight
KABYLIE (Tamurt) – Abderrezak Dourari, pressenti de devenir le Président de la future Académie de langue amazighe, qui refuse de voir le jour, a encore fait parler de lui suite à son intervention au cours de laquelle il préconise de transcrire tamazight dans les trois caractères (latin, arabe et tifinagh).
Connu pour être tout (un universitaire compétent entre autres) sauf un militant encore moins un partisan de la langue et culture amazigh, Dourari est encore allé plus loin dans son délire. Alors que jusque-là, il se faisait un avocat de la transcription de tamazight en caractères arabes, Dourari, vient de franchir le Rubicon, en plaidant cette fois-ci pour l’anarchie en suggérant de laisser chacun écrire tamazight à sa guise. Alors que l’Académie qu’il risque de présider était censée de trancher définitivement sur la question, Dourari donne un avant goût de ce que sera l’avenir de tamazight sous sa férule.
Il est évident que Dourari ne dit que ce qu’on lui demande de dire. Il lance ainsi des ballons sondes avant de pouvoir agir, plutôt sévir, une fois intronisé à la tête de l’Académie dont les missions se précisent de plus en plus. On se demande d’ailleurs pourquoi Abderrezak Dourari se croit obligé de s’exprimer à chaque fois sur la question de la langue et culture amazighes alors qu’en dépit de son niveau d’instruction très élevé et respectable, il n’a jamais songé à se former dans le domaine de la langue et culture amazighes, ni écrire même pas une page en langue amazighe. Mais en Algérie, le slogan l’homme qu’il faut à la place qu’il faut est une utopie.
Lyès Medrati