Droit de réponse de l’épouse de l’ex président algérien Houari Boumédiène

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(Droit de réponse) – L’avocat de Mme Anissa El Mancali, veuve du défunt président de la République algérienne Houari Boumediène, Maître D. BENSAOULA, Avocat  au barreau de Paris, nous a transmis un droit de réponse rédigé par Madame Anissa Boumédienne, suite à l’article publié en ligne par notre journal,Tamurt, en date du 18 septembre 2017, ayant pour titre ‘’ Boumediene possédait un compte dans une banque à New York ‘’ qu’elle  considère parfaitement révoltant et par  lequel elle estime que  la mémoire et l’honneur de son défunt mari  sont salis . Ci-après son droit de réponse dans son integralité. 

Monsieur le Directeur,
Votre journal électronique TAMURT en date du 18 septembre 2017 a publié un article de Ravah Amokrane intitulé : « Boumediene possédait un compte dans une banque à New-York » qui m’a profondément révoltée. Le journaliste précité écrit en effet que Boumediene  » possédait une fortune que personne ne peut estimer » et qu’il  » avait au moins deux comtes à l’étranger dont un dans une banque juive a New-York. »

et pis encore dans le dénigrement et la calomnie votre journaliste ajoutait que »sa veuve Anissa Boumediene a hérité de cette fortune » et que « les jours que coule Anissa Boumediene, grace à ses biens immobiliers dans le monde entier » lui permettaient de « mener une vie d’une princesse avec les membres de sa famille. »

Ravah Amokrane conclut son article en ces termes « on entend souvent dire que Boumediene n’avait que 1600 dinars dans son compte au lendemain de sa mort. c’etait  vrai, mais juste dans le compte d’Alger et pas de celui de New-York. Pourquoi Anissa Boumediene n’a jamais réfuté cette information ? « Le tyran d’Alger qui a confisqué l’indépendance algérienne n’est qu’un voleur comme Bouteflika et les autres. »

En prétendant que je n’ai « jamais réfuté cette information » votre journaliste fait semblent d’oublier que j’avais intenté un procès en diffamation contre « Tribune d’Octobre, » revue de l’ex-président Ben Bella déstitué par Houari Boumediene et qui, pour se venger, cherchait à propager de telles calomnies afin de nuire à sa réputation d’homme intégre solidement établie. Ce procès, je l’ai gagné haut la main en obtenant par jugement de 28 février 1980 le franc symbolique et la publication du jegement dans la dite revue; à noter que la partie adverse avait renoncé à faire appel. Il est, en effet de notoriété publique  que le président Boumediene n’a jamais possédé ni compte bancaire à l’étranger, ni terre, ni immeuble que se soit en Algérie ou à l’étranger, qu’il ne m’a rien laissé et que je n’ai  aucune maison ni en Algérie, ni à l’étranger. Par conséquent je vous demande instamment de publier ma réponse conformément au doit de réponse accordé par la loi.

Salutations distinguées.

ANISSA BOUMEDIENE