Du jamais vu ! – Festival national du film amazigh : si le ridicule pouvait tuer

8

CULTURE (Tamurt) – La cérémonie des remises de prix du festival national du film amazigh qui s’est déroulée hier au niveau du théâtre régional Kateb Yacine (Tizi-Ouzou) et que se voulait être un hommage à Abderahmane Bouguermouh, était un fiasco total.

Sonorisation défectueuse. Manque de coordination entre les trois animateurs. Un des animateur animait en arabe et on se demande pourquoi ? Tandis que Zira de la chaîne II et Belaid du groupe Tagrawla (en kabyle). Ces derniers semblaient perdus sur cette scène qui ne voulait pas d’eux tellement le manque de professionnalisme était évident. Les récompensés étaient cloués à droite de la scène où trônait l’emblème national à côté du portrait de Bouteflika pour que les caméras puissent zoomer sur lui.

Ah la perfide mise en scène ! Plus servile que moi tu meurs ! La mascarade était trop flagrante et n’a pu échapper au public présent qui croyait réellement qu’on allait mettre en valeur ce cinéma amazigh.

Il n’en fut rien ! D’ailleurs quel cinéma amazigh ? Durant toute la manifestation aucun long métrage de fiction ne fut projeté. Les organisateurs se sont contentés de projeter des suites d’images racolées ici et là sous l’appellation pompeuse de court ou moyen métrage. Et tant pis si sous cette comédie coule l’argent à flot !

A la fin de la manifestation, on ressort avec le sentiment d’avoir été roulés dans la farine, et avec la certitude que ce festival n’est là que pour tourner en dérision la culture amazighe.

Cette assertion est mise en relief par le prix (tenez-vous bien !) de jeune talent décerné à Slimane Belharat alors que celui-ci est au moins âgé de 56 ans.. Jeunes dites-vous. Mais bon; encore une fois les fossoyeurs de notre identité on atteint leur but…

Ils peuvent être félicités pour cette mission admirablement accomplie.

Ah si au moins le ridicule pouvait tuer !

Ait Slimane Hamid