Dure épreuve pour M. Lyazid Abid, suite au décès de sa mère

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LOTA (Tamurt) – Devant cette alternative, le vice-président du GPK fit vite son choix : rentrer au pays pour faire l’adieu à sa mère et quitte à affronter d’éventuelles conséquences de son choix. C’est ainsi que le lendemain, soit le jour même de l’enterrement de la défunte, M. Lyazid Abid fit sa descente à l’aéroport de Béjaia. Il y fut accueilli par une importante délégation du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) laquelle fut conduite par M. Bouaziz Aït-Chebib.

Une fois arrivé au village, le vice-président, du GPK fut accueilli par sa famille et les nombreux amis avec beaucoup de chaleur. Il va sans dire que vu le statut de la défunte qui n’est pas des moindres puisqu’elle aida activement à la libération du pays: Son mari, Mohamed Abid, était un ancien maquisard. Plusieurs milliers de personnes étaient venues à l’enterrement rendre le dernier hommage à la disparue.

Bien sûr, parmi cette marée humaine figuraient les dirigeants et les militants du MAK venus des quatre coins de la Kabylie et d’ailleurs. Même les cadres et militants du Front des Forces Socialistes (FFS) étaient présents à l’enterrement. C’est le cas par exemple de l’ex-premier secrétaire du parti, M. Ali Kerboua et de M. Djamel Zenati, etc. D’autres personnalités politiques issues de différentes formations politiques ont partagé la douleur avec la famille de la défunte, avons-nous appris auprès de nombreux témoins. Il faut savoir que vu le nombre impressionnant de personnes présentes au domicile mortuaire et au cimetière, il était impossible pour une seule paire de yeux de les repérer et de les identifier toutes. La mère du vice-président du GPK a eu un très bel enterrement. C’est le moins qu’on puisse dire. Il n’en demeure pas cependant qu’il est très difficile pour un homme de n’avoir pas pu voir un de ses parents mourir dans ses bras. M. Lyazid Abid, à l’instar de tous ses semblables, est d’abord un homme fait de chair et de sang avant d’être un politique. Il est donc facile d’imaginer et de deviner sa profonde affliction et son profond désarroi. Comme sa mère qui a couru le risque de perdre sa vie pour que l’Algérie devienne indépendante, M. Lyaziz Abid s’est séparé des siens malgré lui pour s’engager dans le combat devant libérer la Kabylie et son peuple de la tutelle qui n’est pas la leur. Et c’est toujours au nom de ce combat libérateur de la Kabylie et de son peuple du régime dictatorial d’Alger que le vice-président du GPK a décidé de prendre l’avion juste au lendemain de l’enterrement de sa défunte mère.

Et comme à son arrivée, une délégation du MAK, à sa tête, M. Bouaziz Aït-Chebib, a accompagné, hier, M. Lyazid Abid jusqu’à l’aéroport international Houari Boumediène (Alger). Le président du MAK et sa délégation n’ont quitté l’enceinte de l’aéroport qu’une fois l’avion emportant à son bord le vice-président du GPK décolla du tarmac. Nous devons rappeler enfin que M. Lyazid Abid a décidé de raccourcir son séjour à son domicile de Souk El Tenine (Béjaia), c’est parce que son programme ministériel est trop chargé. Eh oui, si le sort d’un combattant pour la liberté est d’une grande noblesse, il n’est, par conséquent, loin d’être aisé.

De Béjaia, par Saïd Tissegouine