Economie: l’Algérie à bout de souffle

8

ALGER (Tamurt)  Le 12 juillet dernier, la banque d’Algérie a publié une note dans laquelle elle révèle que ses recettes pétrolières ont baissé de près de 50% au premier trimestre 2015 par rapport à 2014. Elles passent de 15,6 milliards de dollars en mars 2014 à seulement 8,7 milliards de dollars. Cette baisse des recettes suit celle du court du pétrole qui a passé de 110 dollars à 55 dollars.

Cette énergie représente pour l’Algérie 95% de ses revenus, celà dit que sans cet or noir l’Algérie sera en panne et tombera dans une débâcle. Cette baisse du prix du baril a causé un trou sans précédent dans ses réserves de change, en a peine trois mois une vingtaine de milliard de dollars ont été retiré ce qui ramène sa réserve de change à 159.918 milliards de dollars.

L’économie de ce pays voisin présente aujourd’hui les signes d’une économie en déclin, le rapport trimestriel relève que ce pays a également puisé dans le fond de régulation des recettes (FRR) créé en 2000 afin de compenser les fluctuations du prix du pétrole. Ce fond est aujourd’hui utilisé pour éponger le déficit budgétaire, les prélèvements sur ce fond a atteint un niveau record en 2014, ses avoirs atteignent 4408.4 milliards de dinars en 2014.

Dans un entretien accordé au journal algérien El Watan le 13 juillet, Nour Meddahi, professeur d’économie à l’université de Toulouse 1 Capitole, explique que « Le pays fait face à un déséquilibre budgétaire très sévère. Ce déficit sera comblé par le Fonds de régulation des recettes qui s’épuisera en mai 2017 si rien n’est fait ».

Le système « Algérie » est à bout de souffle, la rente pétrolière qui a permis depuis des années à au  clan du pouvoir  de perpétuer le régime en place et de lui permettre de dépenser sans compter pour acheter la paix sociale et faire taire les oppositions de tout bord confondus, cette rente est aujourd’hui en déclin et un sprint final est en train de s’organiser pour un enrichissement personnel, et cela sera fait à coup de conflits sociaux et surtout en Kabylie.

Massi N