Écosse : un référendum et des leçons

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ECOSSE (Tamurt) – Le référendum sur l’indépendance de l’Écosse a fait parler de lui ces derniers jours. C’est l’un des sujets les plus traités par les médias.

Même si le « non » est sorti gagnant, le referendum a eu le mérite de provoquer un large débat sur un transfert de pouvoir plus important qu’avant la date du 18 septembre 2014. C’est la première leçon. La seconde leçon de ce référendum est le respect par le Royaume Uni de la volonté des écossais à décider de leur sort au sein du royaume, le respect d’un élément fondamental, celui du droit des peuples à disposer d’eux même. Celui-ci s’est déroulé dans des conditions de transparence irréprochables. La majorité l’a emportée, c’est l’expression naturelle de la démocratie, les écossais ont fait leur choix librement.

Le Royaume Uni, par la voix de David Cameroun a déployé tous les efforts nécessaires pour empêcher « démocratiquement » l’indépendance de l’Écosse. L’on comprend aisément que le Royaume perd en se séparant de l’Écosse. Autrement dit, le « Yes » aurait été dans l’intérêt de l’Écosse.

De l’autre côté de l’Europe, la Catalogne reste déterminée à réclamer l’organisation d’un référendum officiel le 9 novembre 2014, que Madrid refuse de reconnaitre. On s’interroge également sur raisons pour lesquelles les catalans n’auraient pas le droit de se prononcer sur l’avenir de leur nation.

Les enjeux économiques figurent le plus souvent parmi les principales raisons pour lesquelles l’État central refuse de « lâcher » une région qui réclament son indépendance. Aussi bien les catalans que les écossais disent en donner plus que ce qu’ils en reçoivent. Mais ce n’est pas la principale motivation des indépendantistes qui veulent d’abord et avant tout sauvegarder leur identité et leur existence en tant peuple. Ce qui ne peut se faire que dans le cadre d’un État souverain.

Se pose donc la question du prochain peuple qui réclamerait l’organisation d’un référendum, pourquoi pas le peuple kabyle ?

Boualem KACHI