Edition de livres en tamazight, le constat amer de Brahim Tazaghart

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Livres en tamazighte
Livres en tamazighte

KABYLIE (Tamurt) – Brahim Tazaghart, romancier en langue tamazight, éditeur et militant de longue date du Mouvement Culturel Berbère (MCB) vient de tirer la sonnette d’alarme concernant la situation du livre en tamazight. Brahim Tazaghart est très bien placé pour en parler car c’est un homme de culture de terrain et il est également un auteur prolifique et éditeur spécialisé dans le livre amazigh. Il est le directeur de la maison d’édition « Tira » de Bgayet, faut-il le rappeler. Ainsi, Brahim Tazaghart souligne que des gens ont créé des entreprises pour prendre des parts du marché : ce qui est très normal dans le monde du commerce et l’investissement.

« Nous avons créé des maisons d’éditions amazighes pour créer le marché qui était carrément inexistant. Un engagement plus téméraire que raisonnable. Plus militant que commercial. Un engagement de cœur pour une langue qui doit survivre malgré les menaces d’un monde sans âme », précise Brahim Tazaghart. Ce dernier ajoute : « Dans cette entreprise de doter tamazight des outils nécessaires à son sauvetage, ni les institutions tant administratives qu’élues, ni la société avec ses diverses secteurs ne se sont engagées clairement pour nous accompagner. Pire, les plus indiqués à soutenir notre démarche se montrent réfractaires, lorsqu’ils ne planifient pas carrément notre échec ».

Brahim Tazaghart révèle que les coups venaient de partout, sans répit au lieu des soutiens et des aides. « Après dix ans d’existence, je retiens qu’il n’est pas facile de sortir de la condition du dominé, de l’écrasé, pour pouvoir regarder les horizons et avoir une ambition saine pour soi et son peuple », précise, avec dépit, Brahim Tazaghart. Ce dernier ajoute en outre : « La petitesse d’esprit et de cœur va caractériser notre société pour des décennies encore. En effet, il est encore loin le moment où chacun joindra l’acte à la parole, où chacun se sentira responsable de son propre avenir de citoyen, dans un pays qui doit relever la tête ».

Les jours difficiles, nous affronteront encore et encore, avec la conviction que rien ne fera obstacle à notre marche vers la dignité, vers la lumière, conclut, non sans espoir, Brahim Tazaghart.

Tahar Khellaf

3 COMMENTAIRES

  1. Mes commentaires, inclus celui-ci, ne sont pas des attaques mais des critiques argumentées.

    On voit bien dans que la lecture en Tamazight ne vous interesse pas puisque que vous traitez la proposition de la semaine du livre amazigh dans nos villes avec
    mépris. On pourrait aussi la faire à Marseille simultanément.

    On voit aussi que dans l’écriture vous ne maitrisez ni le français ni tamazight.

    En français, « vous proposer » au lieu de « vous proposez », et vous passez du vouvoiement au tutoiement et vice-versa sans aucune gêne.

    En Tamazight, dans la seule phrase que vous avez écrite, la moitié des mots
    sont erronés. (tellid = telliḍ, neɣ = nneɣ, te sinned = tessineḍ).

    D anwa akka i tɣiled telliiḍ akken ad iliɣ « nwen »? Nekk tameslayt-iw fkiɣ-as
    azal, ur ƫ-kkateɣ ara s ugelzim am kečč.

  2. C’est ca, vous voulez vous faire adopter par ce site et ses lecteurs, mais peut etre la semaine que vous proposer, il est preferable de la faire dans vos sous sols. Ya si Mohammed, ur tellid neƔ, ur te sinned tameslayt.
    On attend ton revirement et tes attaques.
    Evidement j’attends vos reponses au travers de vos nombreux faux comptes.

  3. Azul,

    Le grand problème est que il n’y a pas suffisamment de lecteurs en Tamazight. On sait tous pourquoi. On n’apprend pas à lire et aimer la lecture dans nos écoles.

    Je propose d’instaurer une semaine du livre Amazigh, chaque année, en Avril par exemple. Cette semaine là, il faudra exposer à la vente le plus possible de livres en Tamazight dans les rues de nos principales villes: Tizi, Vgayet, Tuvireƫ, Iεeẓẓugen, …

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