Elections présidentielles en Algérie : Benflis a-t-il rejoint le camp de Bouteflika ?

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ALGÉRIE (Tamurt) – Un flou total entoure les prochaines élections en Algérie. Jamais une échéance électorale n’a été aussi ambiguë que celle du mois d’avril prochain. Tous les scénarios sont possibles. Si la méthode classique était que les militaires choisissaient eux-mêmes le président ainsi que ses rivaux afin de déguiser une élection jouée d’avance à une souveraineté populaire, cette fois-ci les décideurs ont, apparemment, changé quelques procédés.

Selon des indiscrétions, qui sont, faut-il le dire, difficiles à confirmer, un compromis aurait été trouvé entre Ali Benflis et la famille de Bouteflika. Il est fort probable que l’enfant prodige d’Oujda renonce à sa place en la cédant à Benflis afin de donner un minimum de crédit aux prochaines élections et aussi donner de faux espoirs aux algériens qui croient que les choses ont commencé à changer.

L’annonce du soutien des personnalités très proches du sérail à la candidature de Benflis conforte cette possibilité. Il s’agit du général Zeroual, Ahmed Ghouzali, Moukkdad Siffi. Le placement de Benfis à la tête de l’Etat a été aussi, ajoute notre source, accepté par le DRS, à qui le dernier mot revient souvent. Le candidat malheureux de 2004 qui a été humilié et ridiculisé par le DRS qui lui avait promis la présidence s’engage à préserver l’influence du clan de Bouteflika. On dit aussi que même Saïd Bouteflika gardera le même statut et sera l’ombre de Benflis. Cette thèse est la plus plausible pour les décideurs afin de sauver le régime et assurer la pérennité du clan d’Oujda au pouvoir. Son passage comme chef du gouvernement l’atteste. «Ceux qui le connaissent le surnomme Chadli bis», confie notre source.

Une chose est sûre, quel que soit le prochain chef de l’Etat, la Kabylie sera subira toujours le même sort. L’autre certitude est qu’aucun Kabyle ne pourra accéder un jour au poste de président en Algérie quel que soit sa situation et ses positions politique. L’isolement d’Ahmed Ouyahia que tout le monde pensait succéder à Bouteflika est le meilleur exemple du racisme des décideurs envers la Kabylie.

Farid M