Elections présidentielles : Fin de campagne sur fond de discorde

1

ALGÉRIE (Tamurt) – La campagne électorale des présidentielles en Algérie a pris fin dimanche soir à minuit, dernier délai imparti. Pour la première fois, elle s’est déroulée dans un climat de discorde, à travers l’ensemble des régions. Outre Bougie qui a rejeté ces élections en refusant au sbire de Bouteflika, Abdelmalek Sellal en l’occurrence, de tenir son meeting à la maison de la culture Taos Amrouche, incendiée ce jour là et à l’ex-ministre Moussa Benhamadi d’animer un autre meeting à Akbou, plusieurs meetings ont été chahutés à Batna, Témouchent et Annaba.

Les partisans de Bouteflika, notamment, ont eu beaucoup de mal à intéresser les populations. Aux abois, le président sortant a commis une bévue politique en prenant à témoin un étranger, le ministre espagnol, du comportement de son rival Ali Benflis qui aurait menacé les walis et autres chefs de daira qui favoriseraient la fraude le jour du scrutin.

N’était-il pas plus sérieux de saisir la commission de surveillance et de supervision des élections sur ces supposés dépassements? Ce qui est sur, en se basant sur les différentes réactions citoyennes, partisanes et de certains dirigeants de l’ombre en cette période de campagne, le système algérien n’est plus unifié.

Il y a au moins deux clans à sa tête qui s’entredéchirent. à Bougie, cela s’est fait ressentir et les kabyles se sont décidés, certainement, à se regrouper, désormais, autour du mouvement pour l’autodétermination de la kabylie (MAK), seul parti à revendiquer l’autodétermination et d’ailleurs, ils le prouveront, assurément, le jour du scrutin dont le taux de participation, dans la wilaya, n’atteindra pas les 20%.

Amaynut

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici