Elle désapprouve les slogans indépendantistes : La direction de la JSK fait de la politique !

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KABYLIE (Tamurt) – Le direction de la JSK (Jeunesse sportive de Kabylie) dont nous n’avons cessé de louer les derniers exploits, certes, timides mais encourageants, vient de surprendre tout le monde en pondant un communiqué où il est question de politique et rien que de la politique. En effet, les slogans indépendantistes scandés, au stade du premier novembre vendredi dernier lors de la soirée artistique organisée par le club, n’ont pas été du goût des responsables de la JSK ou de ceux qui leur ont ordonné de réagir.

La direction de la JSK a donc pondu un communiqué om elle se contredit d’emblée. D’abord, elle rappelle qu’elle est un club purement sportif et ensuite, elle dénonce les slogans qui ont été scandés par les milliers de supporters kabyles du club lors de cette soirée. Pour la direction de la JSK, les supporters en question « voudraient les entrainer dans une autre direction n’est la pas la leur ». C’est du moins ce qui est écrit dans cette déclaration, savamment rédigée et  qui rappelle tristement l’article du journaliste Kamel Belkacem, intitulé « Les donneurs de leçons » et où ce journaliste s’en prenait à Mouloud Mammeri suite aux événements du printemps berbère ayant suivi l’interdiction de la célèbre conférence interdite.

Pis encore, la direction de la JSK déclare se démarquer de ce qu’elle appelle « des voix, discours et slogans diviseurs insultants et portant atteinte aux symboles de l’Etat et à l’unité de l’Etat ». Les responsables de la JSK ont  qualifié les supporters en question d’infiltrés et les menace en écrivant qu’ils assumeront seuls leurs actes. La liste des avertissements est longue et le genre de propos utilisés est des plus surprenants et décevants à la fois.

Pour conclure leur déclaration aux allures menaçantes, la direction de la JSK écrit à l’endroit de ceux qu’elles qualifient de « semeurs de la division » : « Nous resterons dans l’esprit purement sportif dans cet ensemble national qu’est l’Algérie ». Même à l’époque du grand tyran Houari Boumediène, la direction de la JSK de cette période n’avait pas osé un tel dépassement et un tel dérapage même au lendemain de la finale de la coupe d’Algérie où le président algérien avait été traité de tous les noms d’oiseau.

Tarik Haddouche