Elle entame une visite officielle – Une délégation du CTEA reçue au Quai d’Orsay

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Pour rappel le MNLA a lancé le 16 novembre dernier une offensive contre les hordes terroristes du MUJAO, d’AQMI mais aussi du groupe islamiste Ansar Dine, même si cela n’est pas évoqué en raison de la présence d’un certain nombre de Touaregs « égarés » qui ont été enrôlés par le sombre Lyad Ag Ghaly et que le MNLA souhaiterait probablement récupérer, dans la mesure où ils seraient éventuellement récupérables.

D’ailleurs et suite aux violents affrontements avec les mêmes hordes terroristes aux alentours de la ville de Ménaka, le MNLA a dû quitter cette ville le 22 novembre, en raison des rudes combats qu’il livrait en ville.

L’on apprend par ailleurs que de simples citoyens ont été associés dans ces combats. Ils n’hésitaient pas à prêter main forte au MNLA qui avait déclaré qu’il refusait de prendre en otage la population civile, déjà utilisée comme bouclier humain au niveau de la ville de Gao.

Par ailleurs et suite à la convergence de renforts, en hommes et en armes, de l’AQMI qui sont venus, notamment de Tombouctou, pour appuyer le MUJAO à Ménaka, les combattants du MNLA se sont retrouvés à court de munitions après plusieurs jours de durs combats, et ce, d’autant plus que le MNLA doit « assurer sur plusieurs fronts », notamment au niveau des frontières pour éviter que d’autres terroristes ne viennent encore grossir les rangs des islamo-terroristes. C’est ce qui explique que les renforts du MNLA aient tardé à arriver étant donné l’immensité du territoire.

On suppose que la visite de Bilal Ag Acherif à Paris, consiste à « expliquer » à la communauté internationale que le MNLA qui combat concrètement AQMI et ses divers tentacules, doit être soutenu, au moins logistiquement, puisque cette même communauté internationale se dit mobilisée dans la lutte antiterroriste.

Le cas échéant, cela signifierait que le seul objectif d’une intervention de la CEDEAO ne vise, finalement qu’à combattre le MNLA, en vertu du principe du respect du tracé des frontières coloniales et non pas la lutte contre les groupes islamo-terroristes présents dans la région depuis plus de 10 ans sans avoir jamais été inquiétés par aucun des « pays du champ ».

Rédaction Tamurt.info