En prévision de la marche à l’occasion de Yennayer : Des policiers en civil déchirent les affiches du MAK à Tizi-Ouzou

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – La mobilisation du peuple Kabyle fait trembler le pouvoir. La marche à laquelle a appelé le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), qui s’annonce d’ores et déjà grandiose, inquiètent les relais du pouvoir au niveau local. Des policiers en civil ont passé toute la soirée de mardi à déchirer et arracher les affiches du MAK placardées à Tizi-Ouzou appelant à la marche de ce dimanche.

Pourquoi avoir peur d’une marche pacifique ? Le MAK n’a jamais appelé à la violence. Il s’est toujours inscrit dans les luttes pacifiques et dans le respect de la démocratie. Le comportement irresponsable des services de sécurité renseigne sur le degré d’amateurisme de la police algérienne. « J’ai vu de mes propres yeux des policiers dans des voitures banalisées et en civil tenant des talkies-walkies dans les mains, arracher les affiches du MAK hier soir vers 23 heures. L’une des voitures est de marque Peugeot 306 de couleur blanche », témoigne un jeune commerçant du centre-ville de la capitale du Djurdjura.

Des déclarations similaires ont été faites à la Nouvelle Ville. Les policiers ont sûrement oublié que l’on n’est plus dans les années 1990 ou 1980. A l’ère d’internet et de Facebook, les affiches du MAK appelant à la marche de ce dimanche 12 janvier à la ville de Tizi-Ouzou à 11h n’ont pas seulement fait le tour de la Kabylie mais du monde entier.

Le MAK, toutefois, dont les rangs qui ne cessent de s’agrandir au fil des événements, dérange au plus haut point le régime raciste d’Alger. L’annonce de la participation à cette marche de grandes figures du peuple Mozabite n’est pas du goût du pouvoir. Le rejet des élections par la Kabylie inquiète aussi les décideurs.

Karima Oufli