Ces enfants, exploités par les entrepreneurs des travaux publics à Tizi-Ouzou

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TIZI WEZU (Tamurt) – Le phénomène de l’exploitation des enfants dans le domaine des travaux forcés prend de l’ampleur à Tizi-Ouzou. Les entrepreneurs  des travaux publics sont les premiers à exploiter cette main d’œuvre à bas prix.

Des jeunes collégiens et lycéens, dont l’âge ne dépasse pas, dans la plupart des cas, les 15 ans, travaillent plus de 10 heures par jour dans des chantiers à travers plusieurs localités de la wilaya de Tizi-Ouzou et à Tizi ville aussi.Non seulement, ces enfants ouvriers ne sont jamais déclarés à la sécurité sociale et ne sont couverts par aucun organisme, leur rémunération  frise l’esclavagisme. Si les autorités locales ne se sont jamais souciées de ce phénomène, les partis politiques et les élus locaux n’ont jamais évoqué ces exploitations.

Ces enfants qui travaillent dans des chantiers sont issus de milieux défavorisés. Parfois ils viennent des régions lointaines de la Kabylie ou d’Algérie pour gagner quelques sous. Ils sont pauvres en majorité. Ils travaillent à moins de 600 dinars la journée pour aider leurs parents ou bien pour nourrir leurs familles tout simplement. Ceci au moment où des milliers d’enfants du Polisario passent des vacances sur les plages de Kabylie avec l’argent du contribuable. Les enfants ne sont pas uniquement exploités dans le secteur du bâtiment à Tizi-Ouzou. Ils triment aussi dans le secteur agricole et dans des milieux de prostitution qui font des ravages dans les grandes villes. Le phénomène est latent. Le drame, personne ne se soucie de cette frange de société très vulnérable. C’est sur leur dos que les nouveaux riches  font de grosses fortunes.

Lounès B