Enième report du conseil des ministres : Bouteflika fait faux bond à ses valets

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ALGÉRIE (Tamurt) – Encore une fois, Bouteflika qui devait présider le conseil des ministres, a fait faux bond. Il n’a pas jugé utile d’annoncer cette annulation avant la tenue de la rencontre, c’est dire la considération qu’il a pour ses congénères. Des sources proches du gouvernement affirment que tous les ministres ont répondu présent à la convocation sans savoir que Bouteflika avait décidé de ne pas prendre la peine de venir.

Ils se sont confinés dans la salle comme de bons élèves, attendant plusieurs heures, le Président ou plutôt son fantôme. Ce dernier n’est finalement pas venu, comme il fallait s’y attendre. Nos sources disent que certains ministres n’ont pas pu accepter cette énième absence de Bouteflika. Certains l’ont même critiqué de manière virulente, affirment nos sources.

Dans un pays où tout peut arriver, rien d’étonnant de la part d’un président de considérer ses ministres comme de simples pantins. Il les utilise comme de simples jouets sinon comment expliquer ces reports successifs de la réunion du conseil des ministres, une rencontre indispensables à la veille de chaque rentrée sociale.

Le citoyen ne s’attendait pas à autre chose de la part d’un président hémiplégique qui continue à décider de l’avenir de pays. Force est de constater que la loi de finance complémentaire n’a pas été signée alors qu’elle est plus que primordiale pour les prévisions budgétaires d’un pays. Les décideurs démontrent une fois de plus, que leur souci n’est en aucun cas celui du peuple. Au contraire, le citoyen demeure leur dernière préoccupation.

Des institutions à l’arrêt et un président en convalescence prolongée dans un pays gérée de manière hasardeuse sans planification, ni sens d’organisation. Un pays gouverné par un homme invalide, sur un fauteuil roulant sans possession de toutes ses facultés d’ailleurs à savoir si un jour il les possédait, ne peut que fonctionner bancalement. Devant ce désordre généralisé, le front social est sur un volcan qui ne demande qu’à entrer en éruption. Les enseignants sont en ébullition avec des actions en perspective, les avocats, les travailleurs communaux. Pour les décideurs, ces annonces ne semblent pas être des menaces sérieuses à prendre en considération, ils essayeront comme à l’accoutumée de les contourner par des décisions qui peuvent atténuer la révolte sociale.

Farid D

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